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LA BOURSE DU COMMERCE – COLLECTION PINAULT (Paris 1er) – Septembre 2021. Après le Palais Grassi et la Pointe de la Douane à Venise, François Pinault a ouvert le 22 mai 2021 son troisième musée consacré à l’art contemporain dans l’ancienne Bourse du Commerce. Situé dans le quartier des Halles à Paris, cet édifice circulaire surmonté d’une imposante coupole date des années 1880. À son emplacement, avait été construit au XVIIIe siècle une Halle aux grains de forme également circulaire, dont ont peut encore voir quelques arches et un magnifique escalier à double révolution. La Bourse du Commerce s’installe donc après d’importants travaux confiés à l’architecte Henri Blondel en 1889 : la coupole est alors transformée (cf. photo). En 2016, la Mairie de Paris et François Pinault annoncent le départ de la Chambre de commerce et l’installation d’une partie des collections d’art contemporain de l’homme d’affaires au sein de ce bâtiment. L’architecte Tadao Ando sera chargé par F. Pinault d’en restructurer l’intérieur. Il réalise entre autres une coursive intérieure de 91 mètres de circonférence, culminant à 9 mètres de hauteur et ouvrant le regard vers la verrière.
PERAST  (Monténégro) – Août 2021. Cet ancien village de pêcheurs, situé sur la rive nord des Bouches de Kotor, est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Perast, qui compte aujourd’hui un peu plus de 350 habitants, a connu son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à un commerce maritime florissant auquel son importante marine marchande prenait part. Ce fut alors l’âge d’or de la construction pérastoise. En effet, les Vénitiens s’y installent et confient aux marins de la ville des postes à responsabilité dans leur flotte. Les entreprenants capitaines de navires se firent construire pour leur retraite de magnifiques palais, que l’on peut encore admirer aujourd’hui le long du front de mer et sur les flancs de la colline Saint-Élie.
Face à Pérast, on découvre un îlot artificiel de 3 000 m2 dénommé l’île Notre-Dame du Rocher. Sur cette minuscule île a été érigée au XVIIe siècle une église (cf. photo). Agrandie au XVIIIe siècle, elle dispose d’un dôme octogonal et d’une tour avec un clocher, lui donnant ainsi un aspect assez baroque.
PODGORICA  (Monténégro) – Août 2021. Située à la confluence des rivières Moraca et Ribnica, la ville de Podgorica est la capitale du Monténégro, petit pays des Balkans de 13 810 km2 qui a proclamé son indépendance en juin 2006. L’agglomération urbaine de Podgorica, qui compte 185 000 habitants, possède une grande diversité de styles architecturaux, diversité qui reflète l’histoire mouvementée de cette ville et du pays. On y trouve des bâtiments et des maisons dans le plus pur style turc et d’autres dans un style clairement européen. Le quartier turc comprend encore quelques belles demeures (cf. photo).
MOSTAR  (Bosnie-Herzégovine) – Août 2021. L’agglomération urbaine de Mostar, qui compte un peu plus de 100 000 habitants, est située à 130 kilomètres au sud-ouest de Sarajevo. Après que la Bosnie-Herzégovine ait déclaré son indépendance vis-à-vis de la Yougoslavie, Mostar, a été l’objet de nombreux combats lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1993). Trois camps s’y affrontèrent : les Croates, les Serbes et les Bosniaques. Si le Vieux Pont (Stari Most) détruit par l’artillerie bosno-croate en novembre 1993 a été reconstruit en 2004, il n’en demeure pas moins que de nombreux immeubles portent encore aujourd’hui les stigmates du conflit à l’instar de la « Banque de verre » située dans la partie ouest de la ville (cf. photo). Autrefois couvert de vitres, ce squelette de béton anguleux fut pendant la guerre utilisé par les snipers bosno-serbes, puis bosno-croates pour tirer en direction de Mostar-Est. Implanté à proximité de la ligne de front, cet édifice de dix étages a évidemment été pris pour cible par les différents belligérants. Construit juste avant la guerre, ce bâtiment était le siège de la Banque du commerce de Mostar.
SARAJEVO  (Bosnie-Herzégo-vine) – Août 2021. Capitale de la Bosnie-Herzégovine, Sarajevo est parfois dénommée la « Jérusalem de l’Europe » car les quatre grandes religions y vivent ensemble dans un petit périmètre. C’est d’ailleurs l’une des seules villes européennes à disposer d’une église catholique, d’une église orthodoxe, d’une synagogue et d’une mosquée dans le même quartier. Cette diversité religieuse et culturelle n’a malheureusement pas empêché les conflits et les destructions. Ces dernières semblent faire partie de l’histoire de cette ville qui, par quatre fois en cinq siècles, a dû affronter le chaos, les flammes et les obus (du 7 au 10 novembre 1480 ; du 22 au 25 octobre 1697 ; le 19 août 1878 ; du 5 avril 1992 au 29 février 1996). Cette ville, qui compte aujourd’hui 700 000 habitants, est aussi connue pour avoir été le théâtre d’un des attentats les plus célèbres de l’histoire : l’assassinat le 28 juin 1914 de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse Sophie, duchesse de Hohenberg par Gavrilo Princip. L’attentat s’est déroulé juste à côté du pont Latin (cf. photo). Plusieurs fois détruit, ce vieux pont, qui enjambe la Miljacka, doit son nom à l’ancien quartier voisin de Latinluck Frenkluk (« Latin français ») où vivait la communauté catholique.
BELGRADE  (Serbie) – Août 2021. Située à la charnière entre l’Occident et l’Orient, Belgrade ou Beograd (la ville blanche) a connu une histoire mouvementée, ponctuée d’innombrables conflits dont le dernier en date est encore dans toutes les mémoires : au cours de la guerre du Kosovo, Belgrade a été bombardée en 1999 par l’OTAN. Cette cité, implantée à la confluence de la Save et du Danube, a connu de nombreuses invasions : elle a été romaine, byzantine, hongroise, serbe, autrichienne, ottomane, puis capitale de la Serbie en 1878. L’agglomération de Serbie compte aujourd’hui 1,7 millions d’habitants, ce qui représente 24 % de la population totale de Serbie. Comme dans l’ensemble de la Serbie, ce sont les chrétiens serbes orthodoxes qui constituent la plus importante communauté religieuse de la ville de Belgrade (85 à 90 %). L’église orthodoxe de Saint-Sava est à la hauteur de l’importance de cette communauté religieuse (cf. photo). Avec ses 3 500 m2, ses quatre clochers hauts de 44 mètres, et sa coupole de 70 mètres, cette église de style serbo-byzantin, achevée en 2019, est la deuxième plus grande église chrétienne orthodoxe au monde, et elle possède la plus grande coupole en mosaïque du monde.
LE CHÂTEAU DU MARAIS  (Essonne) – Août 2021. Situé sur le ban de la commune du Val-Saint-Germain, le château du Marais a été construit à la fin du XVIIIe siècle par l’architecte Jean-Benoît-Vincent Barré pour Jean Le Maître de La Martinière. De pur style Louis XVI, d’inspiration palladienne, cet hôtel particulier est installé au sein d’un vaste domaine environné de forêt : face à la cour d’entrée, une grande pièce d’eau de plus d’un demi-kilomètre de long a été aménagée – toujours présente –, et à l’arrière, les jardins à la française créés au XIXe siècle n’existent malheureusement plus. La façade sur cour (cf. photo) comprend en sa partie centrale un portique composé de quatre colonnes doriques, surmonté d’un attique avec à sa partie supérieure un dôme carré. Cette demeure a appartenu à plusieurs familles dont les de Noailles, de Castellane, de Talleyrand-Périgord, et de Pourtalès.
LE CHÂTEAU DE RAMBOUILLET  (Yvelines) – Août 2021. Les premiers éléments du château de Rambouillet, situé au sud-ouest de Paris, remontent à 1374 exactement. Depuis cette date, le château connaîtra de nombreux transformations et aménagements. Le château deviendra au fur et à mesure du temps un lieu très prisé par les princes et les souverains jusqu’aux présidents de la République de la Ve République. Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing aimaient y organiser des chasses dans le domaine de 980 ha situé au sein de la forêt de Rambouillet. Ce sera également un haut lieu de la diplomatie : on y invitera de nombreux chefs d’État, têtes couronnées et personnalités étrangères. Le parc à la française a été conçu par Fleuriau d’Armenonville en 1700. Il comprenait terrasses, parterres et alignements de tilleuls. Par la suite des pièces d’eau y seront aménagées.
LE CHÂTEAU DE MAINTENON  (Eure-et-Loir) – Août 2021. Le château de Maintenon, qui a connu plusieurs vies entre le XIIIe et le XIXe siècle, serait probablement resté anonyme, s’il n’avait pas accueilli Françoise d’Aubigné, plus connue sous le nom de Marquise de Maintenon, seconde épouse du Roi Louis XIV. Celle-ci acquiert le château en 1674 grâce à une gratification financière de Louis XIV. En 1698, sans descendance, elle lègue le domaine à sa nièce, Françoise Amable d’Aubigné. Dès son acquisition, Madame de Maintenon et le Roi feront réaliser de nombreux travaux, notamment les jardins (cf. photo). C’est André Le Nôtre, le jardinier personnel de Louis XIV, qui concevra le parc et les jardins à la française. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le jardin sera transformé en dépôt de munitions. Il faudra attendre le début des années 1950 pour que le tracé du jardin soit recomposé.
LA SAMARITAINE  (Paris – 1er) – Juillet 2021. Fermé en 2005, le Grand Magasin la Samaritaine a rouvert ses portes en juin 2021. Située entre la rue de Rivoli et la Seine, et fondée en 1870 par Ernest Cognacq, puis gérée à partir de 1872 avec son épouse Marie-Louise Jaÿ, la Samaritaine devient progressivement un véritable empire, une ville dans la ville : à la mort d’Ernest Cognacq en 1925, le Grand Magasin, couvrant 48 000 m2, compte entre 3 000 et 6 000 vendeurs, 375 caissiers et 800 à 1 500 employés aux expéditions. En 1885, le couple Cognacq-Jay choisit l’architecte Frantz Jourdain, promoteur de l’Art Nouveau, pour construire le magasin 2. Jourdain propose une vaste construction de métal et de verre avec un décor polychrome. Ainsi, pour laisser pénétrer généreusement la lumière, une vaste verrière de 1 500 m2 coiffant l’atrium est réalisée. Au centre de ce dernier, on découvre un magnifique escalier constitué d’éléments de ferronnerie Art Nouveau (cf. photo). Au cours des années 1920, le magasin 2 sera agrandi – par l’architecte Henri Sauvage –, et se parera d’une façade en pierre côté Seine.

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