Cours magistraux et Travaux dirigés

Au cours de l’année universitaire 2018-2019, sept enseignements dispensés au sein de l’Université de Lorraine – Site de Nancy : UFR Sciences humaines et sociales (Département de sociologie) ; Institut de préparation à l’administration générale (IPAG) (Master Administration publique).

1/ Sociologie générale (CM + TD)

Thématique
Ce cours vise à montrer, à partir d’une lecture faite par les fondateurs du pragmatisme (C.S. Peirce, W. James, J. Dewey), que l’évolution sociale est la résultante de l’interaction de deux facteurs totalement distincts : l’individu (avec sa possibilité d’action, d’initiative et de création) et le milieu social (avec son pouvoir d’adopter ou de rejeter l’individu). De façon plus précise, le processus social est une totalité dont on ne saurait abstraire ni la société ni l’individu car ils s’enchevêtrent constamment, l’un n’allant jamais sans l’autre. Pour le sociologue Charles H. Cooley, l’opposition entre individu et société n’a aucun sens. L’individu n’existe pas hors du social et sans le social il n’y a pas d’individu. Individu et société sont unifiés : ainsi ce qui advient en un lieu affecte l’ensemble. Le TD associé à ce cours magistral consiste en l’étude de textes et/ou de documents permettant d’approfondir le contenu du cours magistral.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de sociologie de deuxième année de Licence

Organisation
Cours magistral (12h) et TD (12h) intégrés in l’UE 301 – EC1 de la L2 de sociologie (2 heures hebdomadaires les mardis de 10h00 à 12h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction :
. Présentation générale du cours

Chapitre I : Le pragmatisme au fondement de l’interactionnisme symbolique
. Le pragmatisme : une théorie empirique de la connaissance (Charles S. Peirce, William James et John Dewey)
. Les rapports individu/social
. L’image de soi (Looking glass self) se construit toujours dans le regard des autres (Charles H. Cooley, George Herbert Mead)

Chapitre II : Renouveau de l’interactionnisme
. Herbert Blumer : le fondateur officiel de l’interactionnisme symbolique (1937) : Les individus produisent les faits sociaux
. Interactions et négociations (Everett C. Hughes, Barney Glaser et Anselm Strauss) : l’ordre social n’est jamais complétement prédéterminé
. La déviance comme construction sociale (Howard Becker)

Chapitre III : Dramaturgie quotidienne et ordre microsocial
. Les cadres de l’expérience selon Erving Goffman
. Éviter de perdre la face et préserver la face des autres
. Les règles d’échange et de réciprocité
. Une typologie des rituels selon Goffman

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (4 ouvrages à lire)
– De Queiroz (J.-M.) et Ziolkowski (M.), L’interactionnisme symbolique, Rennes, PUR, 1994.
– Goffman (E.), La mise en scène de la vie quotidienne, 2 T, Paris, Minuit, 1973.
– Thomas (W.) et Znaniecki (F.), Le paysan polonais en Europe et en Amérique, Paris, A. Colin, 2005.
– Stébé (J.-M.), Risques et enjeux de l’interaction sociale, Paris, Lavoisier, 2008. (Chapitres 3 et 4).

II- Bibliographie générale
– Becker (H.S.,) Outsiders, Paris A.-M. Métailié, 2012.
– Berger (P.) et Luckmann (T.), La construction sociale de la réalité, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1986.
– Chapoulie (J.-M.), La tradition sociologique de Chicago (1892-1961), Paris, Seuil, 2001.
– Cicourel (A.), La sociologie cognitive, Paris, PUF, 1979.
– Collectif, « Autour d’Everett C. Hughes », Sociétés contemporaines, 27, juillet 1997.
– Cometti (J.-P.), Qu’est-ce que le pragmatisme ?, Paris, Gallimard, 2010.
– Coulon (A.), L’École de Chicago, Paris, PUF, QSJ ?, 1992.            
– Coulon (A.), L’ethnométhodologie, Paris, PUF, QSJ ?, 1987.
– De Queiroz (J.-M.) et Ziolkowski M., L’interactionnisme symbolique, Rennes, PUR, 1994.
– Dosse (F.), L’empire des sens. L’humanisation des sciences humaines, Paris, La Découverte, 1997.
– Goffman (E.), Les rites d’interaction, Paris, Éd de Minuit, 1974.
– Goffman (E.), Stigmate : Les usages sociaux des handicaps, Paris, Éd de Minuit, 1975.
– Grafmeyer (Y.) et Joseph (I.), L’École de Chicago, Paris, Flammarion, 2009.
– Joseph (I.), Erving Goffman et la microsociologie, Paris, PUF, 1998.
– Lapassade (G.), L’ethnosociologie, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1991.
– Le Breton (D.), L’interactionnisme symbolique, Paris, PUF, 2016.
– Marchal (H.), L’identité en question, Paris Ellipses, 2012.
– Martucelli (D.), Sociologie de la modernité, Paris, Gallimard, 1999.
– Mead (G. H.), L’esprit, le soi et la société, Paris, PUF, 2006.
– Nizet (J.) et Rigaud (N.), La sociologie d’Erving Goffman, Paris, La Découverte, 2014.
– Peneff (J.), La méthode autobiographique, Paris, A. Colin, 1990.
– Schütz (A.), Le chercheur et le quotidien, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1987.
– Strauss (A.), Miroirs et masques, Paris, Éd. Métailié, 1992.
– Strauss (A.), La trame de la négociation, Paris, L’Harmattan, 1991.
– Whyte (W.), Street corner society, Paris, La Découverte, 1995.
– Winkin (Y.) (éd.), La nouvelle communication, Paris, Seuil, 1981.
– Zask (J.), Introduction à John Dewey, Paris, La Découverte, 2015.

 

2/ Approche sociologique des interactions (CM)

Thématique
Ce cours vise à montrer que l’interaction sociale est un processus de communication interpersonnelle qui a donné lieu, en philosophie, en sociologie, en psychologie, à des formalisations, des interprétations ainsi qu’à des analyses foisonnantes et de plus en plus complexes. Il met par ailleurs en évidence que les interactions sont des phénomènes de nature et de formes variées, qui s’organisent à partir de facteurs comme le contexte spatio-temporel, les institutions, ou encore les codes et les rituels de politesse. Enfin, il a pour objectif de mettre en évidence que l’interaction sociale est un processus dynamique, sous-tendu par des motivations, des « jeux » et des stratégies relationnelles et identitaires.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de sociologie de deuxième année de Licence.

Organisation
Cours magistral (18h) intégré in l’UE 304 – EC1 de la L2 de sociologie (2 heures hebdomadaires les mardis de 8h00 à 10h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction :
. La genèse de la notion d’interaction (G. Simmel, G.-H. Mead,…)
. Définitions de l’interaction sociale (Maisonneuve, Goffman…)
. Les notions connexes

Chapitre I : Le collège invisible
. Les premières recherches sur les interactions aux USA : Philadelphie, Chicago et Palo Alto

Chapitre II : Les formes et les niveaux de l’interaction
. Communication verbale et communication non verbale
. Les interactions paradoxales
. Communication explicite et communication implicite
. « Contenu » et « relation » de la communication

Chapitre III : Les cadre de l’interaction
. Le contexte spatio-temporel

Chapitre IV : Les interactions perturbées
. Les rumeurs et légendes urbaines

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (3 ouvrages à lire)
– Bateson (G.) et al., La nouvelle communication, Paris, Points-Seuil, 1981.
– Stébé (J.-M.), Risques et enjeux de l’interaction sociale, Paris, Lavoisier, 2008.
– Watzlawick (P.) et al., Une logique de la communication, Paris, Points-Seuil, 1979.

II- Bibliographie générale
– Campion-Vincent (V.) et Renard (J.-B.), Légendes urbaines, Paris, Payot, 1992.
– Campion-Vincent (V.) et Renard (J.-B.), 100 % rumeurs, Paris, Payot, 2014.
– Fischer (G.-N.), La psychosociologie de l’espace, Paris, PUF, 1981.
– Goffman (E.), a mise en scène de la vie quotidienne, 2 T. , Paris, Éd. de Minuit, 1973.
– Goffman (E.), Les rites d’interaction, Paris, Éd. de Minuit, 1974.
– Hall (T. E.), La dimension cachée, Paris, Points-Seuil, 1971.
– Kapferer (J.-N.), Rumeurs. Le plus vieux média du monde, Paris, Seuil, 1987.
– Lévy (A.), Psychologie sociale. Textes fondamentaux, 2 T., Paris, Dunod, 1978.
– Maisonneuve (J.), Introduction à la psychosociologie, Paris, PUF, 1989.
– Marc E.) et Picard (D.), L’École de Palo Alto, Paris, Retz, 1984.
– Renard (J.-B.), Rumeurs et légendes urbaines, PUF, 2013.
– Watzlawick (P.), Le langage du changement, Paris, Points-Seuil, 1980.

 

3/ Sociologie de la gastronomie (CM)

Thématique
Parfois, un seul plat cristallise l’identité d’une nation ; par exemple le goulash pour les Hongrois, ou la moussaka pour les Grecs. En France, cela est différent ; l’identité nationale ne s’est pas construite autour d’un mets particulier mais autour d’un nouvel état d’esprit culinaire : la gastronomie. Pour les dictionnaires, c’est l’art de bien manger. De son côté, Jean-François Revel précise que « la cuisine est un perfectionnement de l’alimentation et la gastronomie un perfectionnement de la cuisine elle-même ». C’est une cuisine qui réfléchit sur ses enjeux, ses implications, ses valeurs. Autrement dit, qui s’accompagne d’un discours. Elle réconcilie les mots et les mets. En outre, la gastronomie est devenue un phénomène planétaire et inhérent à la mondialisation des villes. Le cours de Sociologie de la gastronomie se propose de montrer comment ces processus et ces évolutions se sont constitués au cours de plusieurs siècles.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de sociologie de troisième année de Licence

Organisation
Cours magistral (18h) intégré in l’UE 505 – EC1 « Enjeux de société » de la L3 de sociologie (2 heures hebdomadaires les mercredis de 8h00 à 10h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction : De la cuisine à la gastronomie

Chapitre I : Aux origines de notre identité culinaire
. Ce que nous devons aux Gaulois…
. L’art culinaire à la fin du Moyen Âge
. Les usages de table
. Espaces et modes de restauration

Chapitre II : Et la cuisine devint française
. Du mythe à la conscience culinaire
. Les lieux de la cuisine
. La nouvelle cuisine des Lumières
. De la cuisine du pauvre à la pomme de terre

Chapitre III : Le Roi-Soleil, à table !
. La table : un outil de propagande
. Le Roi se doit d’être un grand mangeur

Chapitre IV : Naissance de l’art de la table
. Les premières salles à manger
. De l’art de dresser la table
. Une cuisine intellectuelle faite par des hommes

Chapitre V : L’essor de la gastronomie parisienne
. Les restaurants apparaissent
. Une Révolution des palais
. Le Palais-Royal, le centre des plaisirs gastronomiques
. Au XIXe siècle, la cuisine s’écrit autant qu’elle se mange

Chapitre IV : La modernité de l’art culinaire
. L’impérialisme culinaire fait débat
. Escoffier, un poète aux fourneaux
. La France découvre ses terroirs et ses cuisines régionales
. La « nouvelle cuisine »
. Les chefs actuels sont-ils des créateurs ?

Conclusion : La cuisine industrielle et la mondialisation de la gastronomie

Bibliographie
– Bibliographie générale
– Ariès (P.), Une histoire politique de l’alimentation, Paris, Éd. Max Milo, 2016.
– Brillat-Savarin, Physiologie du goût, Paris, Flammarion,1928/1982.
– Collectif, « Manger – entre plaisirs et nécessités », Sociologie et Sociétés, Vol. XLVI, n° 2, 2014.
– Collectif, « Au cœur de la cuisine française », Télérama Hors-série, déc 2017.
– Fischler (C.) et Masson (E.), Manger, Paris, O. Jacob, 2008.
– Herda-Mousseaux (R.-M.) et al., Thé, café ou chocolat ? Les boissons exotiques à Paris au XVIIIe siècle, Paris, Éd. Paris-Musées, 2015.
– Montanari (M.), Flandrin (J.-L.), Histoire de l’alimentation, Paris, Fayard, 1996.
– Ory (P.), L’identité passe à table…, Paris, PUF, 2013.
– Poulain (J.-P.), Sociologie de l’alimentation, Paris, PUF, 2013.
– Rambourg (P.), De la cuisine à la gastronomie. Histoire de la table française, Paris, Éd. L. Audibert, 2005.
– Ranbourg (P.), « Bien manger dans le Paris de la fin du Moyen Âge : de la nécessaire nourriture à la bonne nourriture », in Knaepen A. et al. (dir.), Approvisionner la ville. Flux alimentaires et circulations urbaines du Moyen Age au XIXe siècle, Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2018, p. 53-65.
– Rambourg (P.), « Des métiers de bouche à la naissance du restaurant : l’affirmation de Paris comme capitale gastronomique (XVIe-XVIIIe siècle) », in Belleguic T., Turcot L. (dir.), Les Histoires de Paris (XVIe-XVIIIe siècle), Paris, Éd. Hermann, 2013, vol. 2, p. 185-197.
– Rambourg (P.), L’art et la table, Paris, Citadelles & Mazenod, 2016.
– Régnier (F.) et al., Sociologie de l’alimentation, Paris, La Découverte, 2006.
– Rowley (A.), Une histoire mondiale de la table. Stratégies de bouche, Paris, O. Jacob, 2009.
– Stengel (K.), La gastronomie. Petite philosophie du plaisir et du goût, Paris, Éd. Bréal, 2010.
– Toussaint-Samat (M.), Histoire naturelle et morale de la nourriture, Toulouse, Le Pérégrinateur Éd., 2013.

 

4/ Les villes à l’épreuve de la mondialisation (CM + TD)

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Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en 2008, la part de la population mondiale demeurant dans des agglomérations urbaines a dépassé celle de la population résidant dans les zones rurales. Désormais, plus de 3,7 milliards d’êtres humains habitent un espace urbain. Derrière ce chiffre se trouvent cinq tendances de fond qui redessinent les contours de la ville traditionnelle. La première tendance consiste en un étalement urbain indissociable de la formation d’agglomérations tentaculaires, multipolarisées, multiformes et disparates. La deuxième est un accroissement des mobilités tant des individus que des objets. La troisième réside dans l’inclusion des grandes métropoles au sein d’un réseau urbain planétaire. La quatrième est l’intégration des villes dans le processus d’urbanisation mondiale. La cinquième tendance réside dans une fragmentation de plus en plus marquée des territoires urbains et périurbains. Le TD associé à ce cours magistral consiste en l’étude de textes et/ou de documents permettant d’approfondir le contenu du cours magistral.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de sociologie de troisième année de Licence.

Organisation
Cours magistral (18h) et Travaux dirigés (12h) intégrés in l’UE 504 – EC2 « Sociologie urbaine » de la L3 de sociologie (2 heures hebdomadaires les mercredis de 10h00 à 12h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction :
. Propos liminaire sur la problématique du cours

Chapitre I : Appréhender la ville mondiale
. Les trois révolutions urbaines
. Une nouvelle condition pour l’homme : la condition urbaine (uniformisation des manières de faire, de vivre et de penser)
. La mobilité corrélative de l’urbain mondialisé
. Les espaces se diversifient

Chapitre II : Les villes s’étalent et s’atomisent
. Un modèle planétaire : la « ville diffuse », tentaculaire et multipolarisée
. Des villes encerclées de pavillons aux quatre coins de la planète
. Une définition complexe du périurbain : comparaison France-USA
. La campagne comme lieu de récréation de la ville

Chapitre III : Un archipel planétaire de villes globales
. Qu’est-ce qu’une ville globale ? (ville mondiale, métapole, mégalopole, ville-Monde…)
. Les invariants des villes globales
. L’archipel mégalopolitain mondial
. La gouvernance des villes mondialisées

Chapitre IV : La mondialisation accentue la fragmentation de l’espace urbain
. D’un côté, les quartiers centraux muséifiés et boboïsés de l’élite cinétique, des Golden boys
. De l’autre, les espaces périphériques précarisés et bidonvillisés des oubliés de la mondialisation

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (4 ouvrages à lire)
– Lévy (J.), « Mondialisation des villes », in Stébé (J.-M.), Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009, p. 667-721.
– Mongin (O.), La Condition urbaine. La ville à l’heure de la mondialisation, Paris, Seuil, 2005.
– Marchal (H.) et Stébé (J.-M.), La sociologie urbaine, Paris, PUF, 2018.
– Marchal (H.) et Stébé (J.-M.), La France périurbaine, Paris, PUF, 2018.

II- Bibliographie générale
– Allemand (S.) et al., Les sens du mouvement, Paris, Belin, 2004.
– Allemand (S.) et Ruano-Borbalan (J.-C.), La mondialisation, Paris, Le Cavalier Bleu, 2008.
– Ascher (F.), Métapolis ou l’avenir des villes, Paris, O. Jacob, 1995.
– Augé (M.), Non-lieux, Paris, Seuil, 1992.
– Bassand (M.), Cités, villes, métropoles. Le changement irréversible de la ville, Lausanne, PPUR, 2007.
– Bauman (Z.), Le coût humain de la mondialisation, Paris, Hachette, 1999
– Beck Ulrich, Pouvoir et contre-pouvoir à l’ère de la mondialisation, Paris, Flammarion, 2009.
– Cailly (L.), « Périurbain », in Lévy (J.), Lussault (M.) (dir.), Dictionnaire de la géographie et de l’espace des sociétés, Paris, Belin, 2003, p. 706-708.
– Calvino (I.), Les villes invisibles, Paris, Seuil, 1996.
– Cartier (M.) et al., La France des « petits-moyens », Paris, La Découverte, 2008.
– Chabrol (M.) et al., Gentrifications, Paris Éd. Amsterdam, 2016.
– Charmes (É.), La ville émiettée, Paris, PUF, 2011.
– Choay (F.), « La mort de la ville et le règne de l’urbain », in Dethier (J.), Guiheux (A.) (dir.), La Ville : art et architecture en Europe, 1873-1993, Paris, Centre G. Pompidou, 1994, p. 26-35.
– Collectif, « Les villes dans la globalisation », Problèmes économiques, n° 3093 (La Documentation française), août 2014.
– Collectif, « Les villes mondiales », Questions internationales, n° 60 (La Documentation française), 2013.
– Collectif, « Villes mondiales », Les grands dossiers des Sciences Humaines, n° 17 (Revue Sciences Humaines), déc. 2009-Janv.-Fév. 2010.
– Corajoud (M.), « La ville diffuse dans les traces du tissu rural », Urbanisme, n° 338, 2004, p. 48-50.
– Dibie (P.), Le village métamorphosé, Paris, Plon, 2006.
– Dollfus (O.), La mondialisation, Paris, Presses de Sciences Po., 1997.
– Dorier-Apprill (É.) et al., Vies citadines, Paris, Belin, 2007.
– Dubois-Taine (D.) et Chalas (Y.), La ville émergente, La Tour d’Aigues, Éd. de L’Aube, 1997.
– Kaufmann (V.), « la théorie urbaine en devenir », in Stébé (J.-M.), Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009, p. 640-665.
– Lefebvre (H.), La révolution urbaine, Paris, Gallimard, 1970.
– Lefebvre (H.), Le droit à la ville, Paris, Anthropos, 1972.
– Le Galès (P.), Le retour des villes européennes, Paris, Presses de Sciences Po, 2003.
– Lussault (M.), Hyper-Lieux, Paris, Seuil, 2017.
– Lussault (M.), L’avènement du Monde, Paris, Seuil, 2013.
– Lussault (M.), « Urbain mondialisé », in Stébé (J.-M.), Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009, p. 723-771.
– Lussault (M.), L’homme spatial, Paris, Le Seuil, 2007.
– Mongin (O.), La ville des flux. L’envers et l’endroit de la mondialisation urbaine, Paris, Fayard, 2013
– Mumford (L.), La cité à travers l’histoire, Paris, Seuil, 1964.
– Paquot (T.), Homo urbanus, Paris, Éd. du Félin, 1990.
– Paquot (T.), La folie des hauteurs, Paris, F. Bourin, 2008.
– Paquot (T.), Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Paris, La Découverte, 2015.
– Raymond (H.) et al., L’habitat pavillonnaire, Paris, L’Harmattan, 2001.
– Rochefort (M.), « La menace de “monstruopole” », Courrier de la planète, n° 66, vol VI, 2001.
– Sassen (S.), La ville globale. New York, Londres, Tokyo, Paris, Descartes & Cie, 1996.
– Sassen (S.), La globalisation. Une sociologie, Paris, Gallimard, 2009.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), Sociologie urbaine, Paris, A. Colin, 2010.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « Acquérir et rénover une maison au cœur d’un village. Regards sur un territoire émergent : le pré-urbain », Ethnologie française, vol. XLVI, n° 4, 2016, p. 719-730.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « Où en est le pavillonnaire ? », SociologieS [En ligne], mis en ligne le 21 février 2017, URL : http://sociologies.revues.org/5879
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « La multiplication des centralités à l’heure de la périurbanisation », L’Année sociologique, vol. 65, n° 1, 2015, p. 247-278.
– Stébé (J.-M.), Marchal (H.) et Bertier (M.), Idées reçues sur le logement social, Le Cavalier Bleu, 2016.
– Stébé (J.-M.), Marchal (H.) et Damon (J.), « Les sociologues et le périurbain : découverte tardive, caractérisations mouvantes, controverses nourries », Revue française de sociologie, n° 57-4, 2016, p. 619-639.
– Urry (J.), Sociologie des mobilités. Une nouvelle frontière pour la sociologie ?, Paris, A. Colin, 2005.
– Veltz (P.), Mondialisation, villes et territoires. L’économie d’archipel, Paris, PUF, 1996.
– Virilio (P.), Cybermonde, la politique du pire, Paris, Textuel, 1996.
– Webber (M.), « The Post-city Age », Daedalus, vol. 67, n° 4, 1968, p. 1091-1110.

 

5/ L’interaction, les négociations et les stratégies au centre des sociologies contemporaines (CM)

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Depuis quelques années, la notion d’interaction est devenue centrale dans les sciences humaines et sociales et surtout en sociologie. Ne se superposant pas à des concepts antérieurs, elle représente plus fondamentalement une nouvelle orientation de recherche. En effet, comprendre les phénomènes sociaux à partir des interactions sociales, signifie que nous situons l’unité de base de l’analyse sociale, non pas au niveau de l’individu ou de l’action individuelle, mais à celui de ce qui se passe entre les individus, c’est-à-dire le système formé par l’ensemble des actions qui, dans un certain contexte, se répondent les unes les autres pour engendrer une situation, une réalité à observer et à analyser.
Ce cours vise à montrer que l’interaction sociale est un processus de communication interpersonnelle qui a donné lieu, en philosophie, en sociologie, en psychologie, à des formalisations, des interprétations et des analyses foisonnantes et de plus en plus complexes. En outre, il a pour objectif de mettre en évidence que l’interaction sociale est un processus dynamique, sous-tendu par des motivations, des « jeux » et des stratégies relationnelles et identitaires.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement de socio-anthropologie s’adresse aux étudiants de sociologie de première année de Master.

Organisation
Cours magistral de 16h intégré in l’UE 702 – EC2 « Théories et méthodes de la recherche » du M1 PRIS (2 heures hebdomadaires les mardis de 14h00 à 16h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction :
. Propos liminaire sur la problématique du cours

Chapitre I : Les grands courants théoriques de l’interaction
. Le courant mécaniciste
. Le courant organiciste
. Le courant de «l’homme communiquant»

Chapitre II : Le pragmatisme au fondement de l’interactionnisme symbolique
. Le pragmatisme : une théorie empirique de la connaissance
. Les rapports individu/social
. L’image de soi se construit toujours dans le regard de l’autre

Chapitre III : Renouveau de l’interactionnisme
. Herbert Blumer : le fondateur officiel de l’interactionnisme symbolique (1937)
. Interactions et négociations : l’ordre social n’est jamais complétement prédéterminé
. La déviance comme construction sociale

Chapitre IV : Les interactions dans les petites et les grandes organisations
. L’analyse stratégique (Michel Crozier et Ehrard Friedberg)
. L’interaction comme ordre microsocial (Erving Goffman et Isaac Joseph)
. La théorie de l’acteur-réseau de Bruno Latour, Michel Callon et de John Law

Conclusion

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (3 ouvrages à lire)
– Crozier (M.) et Friedberg (E.), L’acteur et le système, Paris, Points, 2014.
– Goffman (E.), La mise en scène de la vie quotidienne, 2 T., Paris, Éd. de Minuit, 1973.
– Stébé (J.-M.), Risques et enjeux de l’interaction sociale, Paris, Lavoisier, 2008.

II- Bibliographie générale
– Austin (J.-L.), Quand dire, c’est faire, Paris, Seuil, 1962/1970.
– Boltanski (L.) et Thévenot (L.), De la justification : les économies de la grandeur, Paris, Gallimard, 1991.
– Becker (H.S.), Outsiders, Paris, A.-M. Métailié, 2012.
– Berger (P.) et Luckmann (T.), La Construction sociale de la réalité, Paris, A. Colin, 2006.
– Callon (M.) et Latour (B.), La science telle qu’elle se fait, Paris, La Découverte, 1991.
– Chapoulie (J.-M.), La tradition sociologique de Chicago (1892-1961), Paris, Seuil, 2001.
– Cicourel (A.), La sociologie cognitive, Paris, PUF, 1979.
– Collectif, « Autour d’Everett C. Hughes », Sociétés contemporaines, 27, juillet 1997.
– Cometti (J.-P.), Qu’est-ce que le pragmatisme ?, Paris, Gallimard, 2010.
– Coulon (A.), L’École de Chicago, Paris, PUF, 1992.
– Coulon (A.), L’Ethnométhodologie, Paris, PUF, 1990.
– De Queiroz (J.-M.) et Ziotkowski (M.), L’Interactionnisme symbolique, Rennes, PUR, 1997.
– Dosse (F.), L’empire des sens. L’humanisation des sciences humaines, Paris, La Découverte, 1997.
– Friedberg (E.), « L’Analyse sociologique des organisations », Pour, 28, 1988.
– Goffman (E.), Les Rites d’interaction, Paris, Éd. de Minuit, 1974.
– Goffman (E.), Stigmate : les usages sociaux des handicaps, Paris, Éd. de Minuit, 1975.
– Grafmeyer (Y.) et Joseph (I.), L’École de Chicago, Paris, Flammarion, 2009.
– Grice (H. P.), « Logique et conversation », Communications, 30, 1979.
– Joseph (I.), Erving Goffman et la microsociologie, Paris, PUF, 2003.
– Joseph (I.) et al. (dir.), Le Parler frais d’Erving Goffman, Paris, Éd. de Minuit, 1989.
– Lapassade (G.), L’ethnosociologie, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1991.
– Le Breton (D.), L’Interactionnisme symbolique, Paris, PUF, 2016.
– Marchal (H.), L’identité en question, Paris Ellipses, 2012.
– Martucelli (D.), Sociologie de la modernité, Paris, Gallimard, 1999.
– Mead (G. H.), L’esprit, le soi et la société, Paris, PUF, 2006.
– Nizet (J.) et Rigaux (N.), La Sociologie de Erving Goffman, Paris, La Découverte, 2014.
– Peneff (J.), La méthode autobiographique, Paris, A. Colin, 1990.
– Récanati (F.), Les Énoncés performatifs, Paris, Éd. de Minuit, 1981.
– Schütz (A), Le Chercheur et le quotidien, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1987.
– Searle (J. R.), Les Actes de langage. Essai de philosophie du langage, Paris, Hermann, 1972.
– Sfez (L.), La Communication, Paris, PUF, 2004.
– Sfez (L.) (dir.), Dictionnaire critique de la communication, Paris, PUF, 1993.
– Sperber (D.) et Wilson (D.), La Pertinence : communication et cognition, Paris, Éd. de Minuit, 1989.
– Strauss A., Miroirs et masques, Paris, A.-M. Métailié, 1992.
– Strauss (A.), La trame de la négociation, Paris, L’Harmattan, 1991.
– Thomas (W.) et Znaniecki (F.), Le paysan polonais en Europe et en Amérique, Paris, A. Colin, 2005.
– Whyte (W.), Street corner society, Paris, La Découverte, 1995.
– Winkin (Y.) (éd.), La nouvelle communication, Paris, Seuil, 1981.
– Zask (J.), Introduction à John Dewey, Paris, La Découverte, 2015.

 

6/ Les cités idéales d’hier et d’aujourd’hui (CM)

Thématique
Cet enseignement vise à montrer que de tout temps, de l’Antiquité à nos jours, les hommes ont échafaudé des projets de cités idéales dans lesquels ils projetaient leurs conceptions du beau et du bon, de l’équilibre et du vertueux, de l’harmonie architecturale et de la justice sociale, et de la cohérence urbanistique et de l’ordre social. Les penseurs, qu’ils soient philosophes et architectes indépen-dants ou conseillers du prince, n’ont eu de cesse de croire – et encore à l’heure actuelle – que les formes architecturales et les cadres urbanistiques possèdent cette faculté de changer les hommes – i.e. de les rendre plus vertueux –, de changer la vie – i.e. de rendre le monde plus affable. Mais il existe un paradoxe qui réside dans le fait que les hommes imaginant ces cités idéales sont convaincus que l’ensemble des individus adhèreront à leur projet : la liberté de choisir est, dans bien des cas, bannie. Alors, n’oublions pas que l’utopie possède deux visages, tel Janus : un visage positif, prônant une société plus équitable et conviviale, plus bienveillante et altruiste, et un autre négatif, déployant un projet oppressif, assujettissant et uniformisant.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de sociologie de première année de Master de sociologie Pratiques de recherche et d’intervention sociologique (PRIS).

Organisation
Cours magistral de 18h intégré in l’UE 703 – EC1 « Ville et environnement » du M1 PRIS (2 heures hebdomadaires les mardis de 18h00 à 20h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction : Utopies et cités idéales

Chapitre I : La justice et l’harmonie dans le cercle et le carré

Chapitre II : La géométrie au service de l’idéalité

Chapitre III : Un nouveau genre littéraire : l’utopie

Chapitre IV : L’architecture, expression des idéaux révolutionnaires

Chapitre V : L’expansion des villes, moteur des utopies urbaines

Chapitre VI : La cité industrielle : entre aversion et exaltation

Chapitre VII : D’un urbanisme rationnel et uniformisant à une plasticité urbaine

Chapitre VIII : La ville contemporaine, miroir de la société fragmentée

Chapitre IX : Que sera la cité idéale durable du XXIe siècle ?

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (3 ouvrages à lire)
– Choay F., L’urbanisme : utopies et réalités. Une anthologie, Paris, Points-Seuil, 1965.
– Maumi (C.), Usonia ou le mythe de la ville-nature américaine, Paris, Éd. de la Villette, 2008.
– Stébé (J.-M.), Qu’est-ce qu’une utopie ?, Paris, Vrin, 2011.

II- Bibliographie générale
– Cabet (É.), Voyage en Icarie (1840), Paris, Dalloz, 2006.
– Campanella (T.), La cité du soleil (1623), Genève, Librairie Droz, 1972.
– Caron (A.), Utopia XXI, Paris, Flammarion, 2017.
– Collectif, « Les villes dans la globalisation », Problèmes économiques, n° 3093, août 2014.
– Collectif, « Les villes mondiales », Questions internationales, n° 60 (La Documentation française), 2013.
– Collectif, « L’atlas des villes », Le Monde Hors-série (Journal Le Monde et La Vie), 2017.
– Collectif, « L’atlas des utopies », Le Monde Hors-série (Journal Le Monde et La Vie), 2013.
– Collectif, « L’atlas des villes », Le Monde Hors-série (Journal Le Monde et La Vie), 2017.
– Collectif, « Utopie(s) », Revue Urbanisme, n° 336, mai-juin 2004.
– Collectif, « Le temps des utopies », Manière de voir – Le Monde diplomatique, n° 112, août-sept. 2010.
– Collectif, « Utopies : changer le monde », Le Point Références, n° 56, mars-avril 2015.
– Collectif, « Villes, ici s’inventent demain », Courrier international Hors série, mai-juin 2018.
– Collectif, « L’imaginaire du voyage », Sciences Humaines, n° 240S, août-sept. 2012.
– Collectif, « Villes durables : Quelles villes pour demain ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, n° 40, sept-nov. 2015.
– Debout (S.), L’utopie de Charles Fourier, Paris, Les Presses du réel, 1998.
– Delabre (G.), Gautier (J.-M.), Vers une République du travail. JBA Godin 1817-1888, Paris, Éd. de la Villette, 1988.
– Eaton (R.), Cités idéales, Anvers, Biblio. des Amis du Fonds Mercator, 2001.
– Friedman (Y.), Utopies réalisables, Paris-Tel-Aviv, Éd. De l’Éclat, 2008.
– Lapouge (G.), Utopie et civilisations, Paris, Albin Michel, 1990.
– Le Corbusier, Urbanisme, Paris, Éd. Arthaud, 1980.
– Le Corbusier, La charte d’Athènes (1941), Paris, Points-Seuil, 1971.
– Le Corbusier, Vers une architecture, Paris, Éd. Arthaud, 1990.
– Letonturier (É.) (dir.), Les utopies, Paris, CNRS éditions, 2013.
– Moncan (de) (P.), Villes rêvées, Paris, Éd. du Mécène, 1998.
– More (T.), L’utopie ou le traité de la meilleure forme de gouvernement, Genève, Librairie Droz, 1983.
– Mouret (J.-N.) (dir.), Le goût des villes imaginaires, Paris, Mercure de France, 2011.
– Paquot (T.), Lettres à Thomas More sur son utopie (et celles qui nous manquent), Paris, La Découverte, 2016.
– Paquot (T.), Utopies et utopistes, Paris, La Découverte (Repères), 2007.
– Paquot (T.), L’utopie ou l’idéal piégé, Paris, Hatier, 1996.
– Paquot (T.), Le familistère Godin à Guise. Habiter l’Utopie, Paris, Éd. de la Villette, 1982.
– Pellarin C., Fourier, sa vie et sa théorie, Reprints from the collection of the University of Michigan Library, 4e éd. originale : 1849.
– Pessin (A.), L’imaginaire utopique, Paris, PUF, 2001.
– Platon, La République, Paris, Tel-Gallimard, 1992.
– Rabelais (F.), Pantagruel (1532) & Gargantua (1534), Paris, Folio-Gallimard, 1976.
– Ricoeur (P.), L’idéologie et l’utopie, Paris, Points, 2016.
– Riot-Sarcey (M.), Dictionnaire des utopies, Paris, Larousse-in extenso, 2007.
– Rouvillois (F.), L’utopie, Paris, Flammarion, 2013.
– Servier (J.), L’utopie, Paris, PUF, 1993.
– Stébé (J.-M.), Le logement social en France, Paris, PUF, 2016.
– Vercelloni (V.), La cité idéale en Occident, Paris, Éd. du Félin, 1996.
– Violeau (J.-L.), Les 101 mots de l’utopie, Paris, Archibooks + Sautereau Éditeur, 2009.
– Voltaire, Candide (1752), Paris, Éd. Magnard, 2013.
– Wunenburger (J.-J.), L’utopie ou la crise de l’imaginaire, Paris, Éd. J.-P. Delarge, 1979.

 

7/ Politique de la ville et développement urbain (CM)

Thématique
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, en 2008, la part de la population mondiale demeurant dans des agglomérations urbaines a dépassé celle de la population résidant dans les zones rurales. Désormais, plus de 3,7 milliards d’êtres humains habitent un espace urbain.
Derrière ce chiffre se trouvent quatre tendances de fond qui redessinent les contours de la ville traditionnelle. La première tendance consiste en un étalement urbain indissociable de la formation d’un espace périurbain pavillonnaire. La seconde réside dans l’inclusion des grandes métropoles au sein d’un réseau urbain planétaire. La troisième tendance est l’intégration des villes dans le processus d’urbanisation mondiale. La quatrième réside dans une fragmentation de plus en plus marquée des territoires urbains et périurbains.

> Détails de l’enseignement

Public concerné
Cet enseignement s’adresse aux étudiants de Master 1 Administration public de l’Institut de préparation à l’administration générale (IPAG).

Organisation
Cours magistral de 18h dispensé en salle J07 sur le campus Droit (2 heures hebdomadaires les mercredis de 14h00 à 16h00 au premier semestre).

Plan du cours
Introduction :
. Propos liminaire sur la problématique du cours

Chapitre I : Appréhender la ville : histoire, concepts, réalités
. Les trois révolutions urbaines
. Une nouvelle condition pour l’homme : la condition urbaine
. La mobilité corrélative de l’urbain mondialisé
. Les espaces se diversifient
. Qu’est-ce qu’une ville ?

Chapitre II : La ville s’étale et s’environne de pavillonnaires
. Un modèle planétaire : la « ville diffuse », tentaculaire et multipolaire
. Des villes encerclées de pavillons aux quatre coins de la planète
. Une définition complexe du périurbain
. La campagne : le « monument » des villes contemporaines
. La vision dualiste ville-campagne

Chapitre III : Un archipel planétaire de villes globales
. Qu’est-ce qu’une ville globale ? (ville mondiale, mégalopole, ville-Monde, métapole…)
. Les invariants des villes globales
. L’archipel mégalopolitain mondial et ses 4 sous-ensembles
. La gouvernance des villes mondialisées

CHAPITRE IV : La fragmentation de l’espace urbain
. La ville d’en haut : les Gated Communbities ; les Beaux Quartiers ; les quartiers boboïsés
. La ville d’en bas : Le ghetto noir américain ; les bidonvilles ; les ZUS françaises

Conclusion

Bibliographie
I- Bibliographie obligatoire (4 ouvrages à lire)
– Mongin (O.), La condition urbaine. La ville à l’heure de la mondialisation, Paris, Seuil, 2005..
– Marchal (H.) et Stébé (J.-M.), Les grandes questions sur la ville et l’urbain, Paris, PUF, 2014.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), La France périurbaine, Paris, PUF, 2018.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), La sociologie urbaine, Paris, PUF, 6e éd., 2018.

II- Bibliographie générale
– Allemand (S.) et al., Les sens du mouvement, Paris, Belin, 2004.
– Allemand (S.) et Ruano-Borbalan (J.-C.), La mondialisation, Paris, Le Cavalier Bleu, 2008.
– Ascher (F.), Métapolis ou l’avenir des villes, Paris, O. Jacob, 1995.
– Augé (M.), Non-lieux, Paris, Seuil, 1992.
– Bassand (M.), Cités, villes, métropoles. Le changement irréversible de la ville, Lausanne, PPUR, 2007.
– Bauman (Z.), Le coût humain de la mondialisation, Paris, Hachette, 1999
– Beck Ulrich, Pouvoir et contre-pouvoir à l’ère de la mondialisation, Paris, Flammarion, 2009.
– Calvino (I.), Les villes invisibles, Paris, Seuil, 1996.
– Chabrol (M.) et al., Gentrifications, Paris Éd. Amsterdam, 2016.
– Charmes (É), La vie périurbaine face à la menace des gated communities, Paris, L’Harmattan, 2005.
– Charmes (É.), La ville émiettée, Paris, PUF, 2011
– Choay (F.), « La mort de la ville et le règne de l’urbain », in Dethier Jean, Guiheux Alain (dir.), La Ville : art et architecture en Europe, 1873-1993, Paris, Centre G. Pompidou, 1994, p. 26-35
– Collectif, « Les villes dans la globalisation », Problèmes économiques, n° 3093 (La Documentation française), août 2014.
– Collectif, « Les villes mondiales », Questions internationales, n° 60 (La Documentation française), 2013.
– Collectif, « Villes mondiales », Les grands dossiers des Sciences Humaines, n° 17 (Revue Sciences Humaines), déc. 2009-Janv.-Fév. 2010.
– Corajoud (M.), « La ville diffuse dans les traces du tissu rural », Urbanisme, n° 338, 2004, p. 48-50.
– Damon (J.), Un monde de bidonvilles, Paris, Seuil, 2017.
– Del Amo (J.-B.), Une éducation libertine, Paris, Gallimard, 2008.
– Dibie (P.), Le village métamorphosé, Paris, Plon, 2006.
– Dollfus (O.), La mondialisation, Paris, Presses de Sciences Po., 1997.
– Dorier-Apprill (É.) et al., Vies citadines, Paris, Belin, 2007.
– Dubois-Taine (D.) et Chalas (Y.), La ville émergente, La Tour d’Aigues, Éd. de L’Aube, 1997.
– Kaufmann (V.), « la théorie urbaine en devenir », in Stébé Jean-Marc, Marchal Hervé (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009, p. 640-665.
– Lefebvre (H.), La révolution urbaine, Paris, Gallimard, 1970.
– Lefebvre (H.), Le droit à la ville, Paris, Anthropos, 1972.
– Le Galès (P.), Le retour des villes européennes, Paris, Presses de Sciences Po, 2003.
– Lussault (M.), Hyper-Lieux, Paris, Seuil, 2017.
– Lussault (M.), L’avènement du Monde, Paris, Seuil, 2013.
– Lussault (M.), « Urbain mondialisé », in Stébé (J.-M.), Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009.
– Lussault (M.), De la lutte des classes à la lutte des places, Paris, Grasset, 2009.
– Lussault (M.), L’homme spatial, Paris, Le Seuil, 2007.
– Mongin (O.), La ville des flux. L’envers et l’endroit de la mondialisation urbaine, Paris, Fayard, 2013.
– Mumford (L.), La cité à travers l’histoire, Paris, Seuil, 1964.
– Paquot (T.), Homo urbanus, Paris, Éd. du Félin, 1990.
– Paquot (T.), La folie des hauteurs, Paris, F. Bourin, 2008.
– Paquot (T.), Désastres urbains. Les villes meurent aussi, Paris, La Découverte, 2015.
– Raymond (H.) et al., L’habitat pavillonnaire, Paris, L’Harmattan, 2001.
– Rochefort (M.), « La menace de “monstruopole” », Courrier de la planète, n° 66, vol VI, 2001.
– Sassen (S.), La ville globale. New York, Londres, Tokyo, Paris, Descartes & Cie, 1996.
– Sassen (S.), La globalisation. Une sociologie, Paris, Gallimard, 2009.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.) (dir.), Traité sur la ville, Paris, PUF, 2009.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), Sociologie urbaine, Paris, A. Colin, 2010.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « Acquérir et rénover une maison au cœur d’un village. Regards sur un territoire émergent : le pré-urbain », Ethnologie française, vol. XLVI, n° 4, 2016, p. 719-730.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « Où en est le pavillonnaire ? », SociologieS [En ligne], mis en ligne le 21 février 2017, URL : http://sociologies.revues.org/5879
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « La multiplication des centralités à l’heure de la périurbanisation », L’Année sociologique, vol. 65, n° 1, 2015, p. 247-278.
– Stébé (J.-M.), Marchal (H.) et Bertier (M.), Idées reçues sur le logement social, Le Cavalier Bleu, 2016.
– Stébé (J.-M.), Marchal (H.) et Damon (J.), « Les sociologues et le périurbain : découverte tardive, caractérisations mouvantes, controverses nourries », Revue française de sociologie, n° 57-4, 2016, p. 619-639.
– Süskind (P.), Le parfum, Paris, Livre de poche, 2006.
– Stébé (J.-M.) et Marchal (H.), « La multiplication des centralités à l’heure de la périurbanisation », L’Année sociologique, vol. 65/1, 2015.
– Urry (J.), Sociologie des mobilités. Une nouvelle frontière pour la sociologie ?, Paris, A. Colin, 2005.
– Veltz (P.), Mondialisation, villes et territoires. L’économie d’archipel, Paris, PUF, 1996.
– Virilio (P.), Cybermonde, la politique du pire, Paris, Textuel, 1996.
– Webber (M.), « The Post-city Age », Daedalus, vol. 67, n° 4, 1968, p. 1091-1110.

III- Bibliographie complémentaire
– Bauer (G.) et Roux (J.-M.), La Rurbanisation ou la ville éparpillée, Paris, Le Seuil, 1976.
– Berger (A.), Ville et campagne. La fin d’un dualisme, Paris, Économica, 1977.
– Certeau (M.) (de), L’Invention du quotidien, t. 1 : Arts de faire, Paris, Gallimard, 1990.
– Chombart de Lauwe (P.-H.), La fin des villes, Paris, Calmann-Lévy, 1982.
– Costes (L.) (dir.), Territoires du périurbain : quelles nouvelles formes d’appropriation ?, Paris, L’Harmattan, 2016.
– Debry (J.-L.), Le cauchemar pavillonnaire, Montreuil, Éd. L’Échappée, 2012.
– Dibie (P.), Le Village retrouvé, Paris, Éd. de L’Aube, 2005.
– Friedmann (G.) (éd.), Villes et campagnes, civilisation urbaine et civilisation rurale en France, Paris, A. Colin, 1953.
– Grafmeyer (Y) et Authier (J.-Y.), La Sociologie urbaine, Paris, Hachette, 2008.
– Guilly (C.), La France périphérique, Paris, Flammarion, 2014.
– Lefebvre (H.), Du rural à l’urbain, Paris, Économica, 2001.
– Maumi (C.), Usonia ou le mythe de la ville-nature américaine, Paris, La Villette, 2009.
– Mendras (H.), La fin des paysans, Paris, Actes Sud, 1992.
– Paquot (T.), Terre urbaine. Cinq défis pour le devenir de la planète, Paris, La Découverte, 2016.
– Paul-Levy (F.) et Segaud (M.), Anthropologie de l’espace, Paris, Centre G. Pompidou, CCI, 1983.
– Pinson (D.) et Thomann (S.), La maison en ses territoires, Paris, L’Harmattan, 2002.
– Remy (J.), Sociologie urbaine et rurale, Paris, L’Harmattan, 1998.
– Sansot (P.), Poétique de la ville, Paris, Klincksieck, 1973.
– Viard (J.), Le tiers espace : essai sur la nature, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1990.