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AVIGNON  (Vaucluse) – Mai 2021. Cette préfecture du Sud de la France n’est pas seulement un centre administratif, c’est aussi une ville renfermant de nombreuses richesses patrimo-niales, notamment dans son centre historique : se balader dans ses ruelles étroites donne l’impression de se retrouver plusieurs siècles en arrière, notamment lorsque l’on débouche sur la place Crillon – anciennement dénommée place de la Comédie – sur laquelle subsiste encore la très belle façade du théâtre d’Avignon construit en 1732 (cf. photo). Jusqu’à la création de ce théâtre, Avignon ne disposait pas de salle de spectacle : les troupes jouaient leurs pièces dans les salles de jeux de paume. Il sera en fonction de 1734 à 1824, date à laquelle on érigea place de l’Horloge l’opéra d’Avignon. L’ancienne comédie d’Avignon, qui était un théâtre à l’italienne, est l’œuvre de Thomas Lainée, architecte qui a notamment travaillé sur la décoration de la chapelle royale du château de Versailles.
LA VILLA ZILVELI  (Paris – 19e) – Avril 2021. Construite à flanc de colline, sur la butte Bergeyre, cette maison, abandonnée depuis de nombreuses années, est aujourd’hui dans un état de délabrement avancé. Elle a été construite en 1933 par l’architecte Jean Welz (1900-1975) pour Athanase Zilveli, un ingénieur grec. L’architecte, ancien assistant d’Adolph Loos, imagine un édifice de 20 mètres de long sur 4,5 mètres de large reposant sur de frêles piliers cruciformes en béton armé et s’élevant à 5 mètres au-dessus du sol. Cette sorte de boîte suspendue est un exemple typique de l’architecture moderniste de l’Entre-deux-guerres. La fenêtre qui se trouve à l’avant – sur la façade ouest – offre une vue spectaculaire sur la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. L’artiste Jean-Paul Goude tombe amoureux de cette villa et décide de la racheter en 2019. Au cours des prochaines années, elle sera entièrement détruite et reconstruite au plus près du modèle original, tout en tenant compte des nouvelles normes, notamment environnementales, et en s’appuyant sur les techniques modernes de construction.
LA CITÉ DES FLEURS  (Paris – 17e) – Avril 2021. Au cœur de la partie populaire du 17e arrondissement de Paris se cache un pittoresque et séduisant ensemble immobilier aux allures de petit village : la Cité des Fleurs. Située entre l’avenue de Clichy et la rue de la Jonquière, cette allée piétonne longue de 320 m est une véritable parenthèse de verdure. Une fois son portail franchi, l’agitation urbaine du quartier des Batignolles n’est plus qu’un lointain souvenir… Créée en 1947 par deux propriétaires (Jean-Edmé Lhenry et Adolphe Bacqueville de la Vasserie), la Cité des fleurs a trouvé rapidement son identité et son unité urbanistiques et architecturales grâce à l’établissement de plusieurs conventions réglementant la construction des habitations et l’aménagement des espaces extérieurs : l’alignement des façades, la limitation du nombre d’étages, la hauteur des murs mitoyens, la disposition des cours et jardins, l’aménagement des grilles de clôture ou encore les arbres obligatoires. Cette voie privée, rythmée par trois placettes circulaires et jalonnée d’élégants hôtels particuliers et de charmantes maisons aux styles architecturaux variés disposant d’un jardin fleuri sur l’avant, demeure près de deux siècles après sa création un témoin unique de l’architecture éclectique du XIXe siècle et d’un certain aménagement urbain offrant une large place à la nature.
LA CATHÉDRALE SAINT-ALEXANDRE-NEVSKY  (Paris – 8e) – Mars 2021. En venant du boulevard de Courcelles par la rue Pierre-le-Grand, on découvre l’église orthodoxe russe avec son imposante flèche de 48 m de haut. Classée Monument Historique depuis 1981, elle est le premier lieu de culte permanent pour la communauté russe orthodoxe à Paris. Environ un millier de Russes résident de façon temporaire ou permanente au XIXe siècle à Paris ; ils ne disposent pas de lieu de culte autre que celui situé à l’ambassade de Russie à Paris. Après de nombreuses péripéties, à la fin de la décennie 1850, Napoléon III donne son accord pour la construction d’une église permanente. La cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky sera consacrée en septembre 1861. En forme de croix grecque, elle a un style russo-byzantin (moscovite à l’extérieur et byzantin à l’intérieur). Chaque branche de la croix est terminée par une abside qui porte elle-même une petite pyramide couronnée d’un magnifique bulbe doré. La cathédrale renferme de nombreuses peintures et icônes exécutés par Théodore Bronnikov.
LES VILLAS  (Deauville – Calvados) – Décembre 2020. Encouragé par le Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, Joseph Olliffe, médecin de l’ambassade d’Angleterre, investit en 1859 avec le banquier Armand Donon, de la Banque ottomane, plusieurs centaines de milliers de francs or pour l’achat de près de 250 ha de terrains marécageux sur le ban de la commune de Deauville. Avec l’architecte-urbaniste Desle-François Breney, ils veulent créer, à l’image de Cabourg ou d’Houlgate, une nouvelle « colonie » balnéaire ; ils souhaitent également en faire un « Paris d’été », une « ville de plaisirs ». En l’espace de dix ans, le petit village de Deauville qui ne compte que 120 habitants à la fin de la décennie 1850 va devenir une véritable ville avec une gare ferroviaire, une infrastructure portuaire, un hippodrome, un établissement de bain, un casino, une digue-promenade de 1 800 m, et bien sûr de nombreuses résidences (villas) toutes luxueuses et plus élégantes les unes que les autres (cf. photo). En effet, les architectes dessineront les plans des villas dans ce que l’on appelle le style éclectique, un savant mélange de styles régionaux et historiques. Ces villas doivent être ostentatoires et afficher la réussite sociale de leur propriétaire, partout l’inattendu, partout l’élégance, partout la fantaisie : ici un chalet russe, à côté une maison hollandaise, plus loin un manoir anglais…
PORTO  (Portugal) – Octobre 2020. La deuxième ville du Portugal est au centre d’une grande agglomération de près de 2 millions d’habitants. Bâtie sur des rives escarpées à l’embouchure du Douro, Porto est composée d’une partie haute, une sorte de plateau ondulant, au sommet duquel domine la tour de l’église des Clercs (Torre dos Clérigos) mesurant près de 76 mètres et qui a longtemps servi de phare pour les navires rentrant au port ; plus bas la cité historique glisse au fil des ruelles étroites et pavées vers le fleuve Douro. Cette ville, composée de demeures anciennes serrées les unes contre les autres, recouvertes de tuiles rouge (cf. photo), portent la marque d’un passé tourné vers les aventures maritimes en direction du Brésil. Juste en face de Porto, de l’autre côté du Douro, la grande ville de Vila Nova de Gaia dans laquelle se sont implantées un grand nombre de sociétés de vin de Porto, devient aujourd’hui, dans sa partie la plus proche du Douro, un haut lieu du tourisme et de la gentrification.
LIBRAIRIE LELLO E IRMÄO  (Porto – Portugal) – Octobre 2020. La librairie Lello, également connue sous le nom Librairie Chardron, est certainement l’une des plus belles librairies au monde. Située dans le centre historique de Porto (rue Carmelitas), elle a été inaugurée en 1906. Hormis sa superbe façade blanche moderniste et néogothique, ce qui en fait surtout sa renommée est son intérieur digne d’un monument historique : l’exubérance de la décoration en plâtre imitant le bois, la délicatesse de l’escalier à double volée et à double orientation, ainsi que les magnifiques vitraux placés au plafond, autant d’éléments qui donnent l’impression d’être dans un cabinet de curiosités dédié aux belles-lettres ou dans la merveilleuse bibliothèque de Poudlard (in la série romanesque Harry Potter).
LES ATELIERS DES CAPUCINS  (Brest – Finistère) – Septembre 2020. Les Ateliers des Capucins sont des anciens bâtiments de l’Arsenal de Brest. Ceux-ci ont été construits au début du XIXe siècle afin de répondre aux besoins de fabrication de nouvelles machines propulsives. Rétrocédés à la ville en 2009, ils sont reconvertis essentiellement en centre culturel – notamment une grande médiathèque – et commercial. Ce centre est désormais desservi par le premier téléphérique urbain de France qui traverse le fleuve côtier la Penfeld. Ces ateliers imposants sont constitués de trois nefs monumentales ; la nef centrale, dénommée la « place des machines », représente la plus grande halle couverte d’Europe avec ses 10 000 m2 de surface (cf. photo).

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