Galerie photos

 

 
ROUEN (Seine-Maritime) – Mai 2024. Préfecture du département de la Seine-Maritime qui compte plus de 114 000 habitants, Rouen est la deuxième ville la plus peuplée de Normandie après le Havre. L’agglomération rouennaise constitue un pôle économique important d’envergure nationale, notamment grâce au dynamisme de son grand port maritime, devenu aujourd’hui le 5e port français pour les marchandises, tous tonnages confondus, derrière Marseille, Le Havre, Dunkerque et Saint-Nazaire.
L’agglomération de Rouen a énormément souffert des bombardements menés par les Alliés entre 1942 et 1944, et tout particulièrement au cours de la « semaine rouge » (bombardements américains du 30 mai au 5 juin 1944) : de nombreux hôtels particuliers et immeubles à colombage (cf. photo) – dénommés également maisons à pans de bois lorsque celles-ci sont à plusieurs étages – ont été détruits ou fortement endommagés. Seuls subsistent de l’époque moyenâgeuse les maisons les plus solides, surtout celles qui mêlaient la pierre ou la brique entre les pans de bois.
FONDATION LOUIS VUITTON (Paris) – Mai 2024. Inauguré en octobre 2014, le bâtiment de la Fondation d’entreprise Louis Vuitton – Fondation créée par le groupe LVMH – a été conçu par l’un des plus importants architectes de notre époque, l’architecte Frank Gehry (Prix Pritsker en 1989). Fer de lance du déconstructivisme et du post-structuralisme, l’architecte américano-canadien imagine un édifice de verre original qui prend l’allure d’un bateau aux voiles gonflées par le vent, donnant ainsi l’illusion du mouvement. Le bâtiment, qui accueille entre autres un auditorium et 11 espaces muséographiques consacrés à l’art moderne et à l’art contemporain, est en effet enveloppée de douze voiles de verre translucides composées de 3 600 panneaux de verre d’une superficie totale de 13 500 m2. Situé à l’orée du Bois de Boulogne, le bâtiment de la Fondation Louis Vuitton a bénéficié pour sa réalisation de nombreuses innovations techniques et architecturales : les voiles, de forme et de courbures différentes, sont soutenues par exemple par un jeu sophistiqué de poutres en acier et en bois avec parfois des porte-à-faux très importants.
LE CAIRE (Égypte) – Avril 2024. Avec ses près de 23 millions d’habitants, le Caire, en arabe Al Qahira – « la victorieuse » – est la plus grande ville d’Afrique. Cette mégalopole tentaculaire représente aujourd’hui 22 % de l’économie égyptienne et abrite le plus grand nombre de milliardaires d’Afrique. Porte d’entrée de la seconde économie continentale derrière l’Afrique du Sud, avec un PIB de plus de 410 milliards de dollars en 2022, la ville attire bon nombre de touristes et d’investisseurs, même si elle reste une ville connaissant des problèmes de pollution, d’embouteillage et d’infrastructure. Depuis quelques années, le Caire s’est engagé au niveau urbanistique dans de nombreux projets, comme le nouveau métro, ou encore la construction de la nouvelle capitale administrative – construite dans le style de Dubaï à une quarantaine de kilomètres du Caire – dans laquelle le plus haut gratte-ciel d’Afrique, l’Iconic Tower (394 m), prendra place.
Le centre névralgique du Caire est certainement la place Tahrir. Cette place est située à quelques centaines de mètres du Nil et à la jonction de plusieurs axes majeurs (la rue Talaat Harb, la rue al-Mogamma et l’avenue at-Tahrir). Un grand rond-point occupe le centre de la place (cf. photo), emprunté en permanence par un important trafic automobile. El-Tahrir est mondialement connue, car c’est là que se sont déroulées les grandes manifestations du début des années 2010.
LE CHÂTEAU ROSA BONHEUR (BY-THOMERY – 77) – Janvier 2024. Ancienne demeure de Rosa Bonheur, artiste peintre, le château de By, situé à la lisière de la forêt de Fontainebleau, a été la résidence de l’artiste de 1859 à sa mort en 1899. Elle passera 40 ans dans ce château de style Renaissance ayant appartenu à un officier du roi, et fera effectuer différentes transformations pour rendre le château plus adapté. Elle fera notamment construire au-dessus des communs un vaste atelier de style néogothique (cf. photo) où elle trouvera l’espace et la lumière dont elle a besoin pour travailler. Elle fera également aménager des enclos pour ses animaux dans le parc du château.
Rosa Bonheur est, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, une peintre animalière reconnue bien au-delà des frontières de la France. En 1865, l’impératrice Eugénie fera le déplacement jusqu’à son château pour lui remettre la Légion d’honneur. À la mort de Rosa Bonheur, la peintre américaine Anna Klumpke, son héritière, devient la propriétaire du lieu. Depuis son rachat en 2017 par Katherine Brault, le château de Rosa Bonheur est ouvert au public.
LE MUSÉE LAMBINET (Versailles – 78) – Janvier 2024. Hôtel particulier de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le musée Lambinet a été construit pour Joseph-Barnabé Porchon, entrepreneur des Bâtiments du roi Louis XV. En 1929, la ville de Versailles accepte le legs de Nathalie Lambinet afin d’y installer un musée. Après le transfert de différentes œuvres (peintures, sculptures, meubles, objets d’art…) de la bibliothèque municipale, il devient en 1932 le Musée municipal d’art et d’histoire de la ville de Versailles. Il comporte 35 salles, dont certaines ont conservé leurs lambris d’époque.
La façade donnant sur les jardins s’orne d’un fronton sculpté représentant une allégorie de l’architecture symbolisée par des putti : deux d’entre eux soutiennent un parchemin sur lequel un troisième dessine un plan et un compas (cf. photo). Ce haut-relief rappelle la fonction du premier propriétaire. Après plusieurs années de travaux, le musée rouvre ses portes au public à la fin de l’année 2022.
AUVERS-SUR-OISE (Val-d’Oise) – Décembre 2023. Cette commune de près de 6 800 habitants, située dans l’aire d’attraction de Paris – elle n’est qu’à 33 kilomètres au nord de Paris –, compte, comme de nombreuses communes péri-urbaines, une large majorité de maisons individuelles. Elle présente la caractéristique de compter 78 % d’habitants qui sont propriétaires de leur logement, un chiffre largement supérieur à celui de la France entière (58 %).
Auvers-sur-Oise doit sa renommée internationale aux peintres paysagistes et surtout impressionnistes qui sont venus, au cours du XIXe siècle, puiser ici, au bord de l’Oise, leur inspiration : Charles-François Daubigny, Paul Cézanne, Camille Corot, Camille Pissarro et Vincent Van Gogh. La municipalité préserve le souvenir des peintres : vingt-deux plaques-tableaux ont été installées à travers la commune, permettant de comparer les toiles avec les sites tels qu’ils se présentent aujourd’hui. C’est le cas notamment de l’église Notre-Dame de l’Assomption – classée monument historique en 1915 – rendue mondialement célèbre par Vincent Van Gogh qui l’a représentée sur une de ses toiles (conservée au musée d’Orsay à Paris) (cf. photo).
LE BEFFROI DE L’HÔTEL DE VILLE (Dunkerque – 59) – Décembre 2023. Avec ses près de 90 000 habitants, Dunkerque, tourné vers la mer du Nord, s’est développé autour de son port. Celui-ci est devenu au fil du temps un grand port maritime, occupant désormais la troisième place en France après Marseille-Fos et Le Havre, et représentant le premier secteur d’emplois de la ville. Une des constructions emblématiques de Dunkerque est sans aucun doute le beffroi de l’hôtel de ville (cf. photo) ; il a été admis en 2005 au patrimoine mondial de l’UNESCO parmi les beffrois de Belgique et de France. L’hôtel de ville a été endommagé pendant les deux guerres mondiales, et tout particulièrement le 27 mai 1940. Il a été reconstruit quasiment à l’identique de celui d’Avant-Guerre, et inauguré en octobre 1955. La mairie de Dunkerque est un des lieux incontournables du Carnaval, avec son lancer de harengs : du balcon de la mairie, le maire et ses invités lancent des harengs séchés sur la foule qui se presse sous les fenêtres.
LE QUARTIER EXCENTRIC DE ROSENDAËL (Dunkerque – 59) – Décembre 2023. Œuvre de l’entrepreneur François Reynaert (1887-1958), le quartier Excentric de Dunkerque, situé dans l’ancienne commune de Rosendaël, est un petit lotissement de maisons individuelles tout à fait atypique et original. Artiste peintre-décorateur, F. Reynaert dessinera, à partir de 1929, une trentaine de maisons. Partisan de la modernité mais sans doctrine, Reynaert adapte au goût du jour la leçon naturaliste héritée de l’enseignement des Arts décoratifs de cette époque. La plupart des éléments ornementaux qu’il emploie proviennent de l’observation de formes naturelles ou végétales qu’il incarne dans des motifs géométriques. D’ailleurs, les noms qu’ils donnent aux 35 maisons sont, pour bon nombre, issus de la nature : L’Escargot, Les Roses, Les Églantines, Les Cigognes

Découvrir plus d’histoires – Archives