Actualités

Dernières publications

 
 

« La fin de vie et la gestion funéraire des plus pauvres depuis 1945 », in H. Boissonnat et al. (dir.), Mourir lorsqu’on est pauvre : « où s’arrête la dignité ? »,  Paris, Éditions Quart Monde, Revue Quart Monde – Dossiers et documents, n° 28, 2018, p. 11-49 (avec P. Bascou).
« La France périurbaine », Paris, Presses universitaires de France, 2018 (avec H. Marchal).
« La sociologie urbaine », Paris, Presses universitaires de France (6e édition mise à jour en 2018) (avec H. Marchal).

 

Galerie photos

 
 

SISIMIUT (Groenland) – Août 2018. Le Groenland, immense territoire peuplé de moins de 56 000 habitants, est une province autonome du royaume du Danemark. Cette île, la plus grande du monde avec près de 2,2 millions de km2, émerge entre les océans Arctique et Atlantique. Sa capitale Nuuk est l’une des plus petites capitales dans le monde avec un peu moins de 18 000 habitants seulement.
Dès les origines, on a pu observer chez les Inuit trois types d’habitat : 1/ la grande maison d’hiver, faite de tourbe et de pierre et pouvant abriter plusieurs familles ; 2/ le campement d’été sous une tente de peau, destiné à une seule famille au cours de la saison des pêches ; 3/ l’igloo (« maison ») de neige construit sur la banquise pendant les chasses. Il va sans dire que ce type d’habitation est maintenant remplacé dans les villages et les villes par des maisonnettes en bois de type scandinave bien souvent posées sur des pilotis ou disposant d’un soubassement en béton. On trouve également dans les villes des immeubles collectifs qui font parfois penser à nos HLM… Toutes ces constructions sont peintes de couleurs vives (cf. photo prise à Sisimiut, deuxième grande ville du Groenland avec 5 500 habitants ; elle est située sur la côte ouest à 40 km au nord du cercle polaire). Les tentes de peau et les igloos se font de plus en plus rares, à mesure que les motoneiges permettent aux chasseurs et aux pêcheurs de rentrer plus rapidement chez eux.
ANTANANARIVO (Madagascar) – Juin 2018. Antananarivo ou Tananarive – ce dernier nom était le nom francisé pendant la période coloniale – est la capitale de Madagascar. C’est en 1895 que les Français prennent la ville et, à l’arrivée du général Gallieni en 1896, la déclarent capitale de la nouvelle colonie française. À partir du début du XXe siècle, Tananarive se transforme : construction de nouvelles avenues, rues, places, création de nombreuses écoles primaires et élémentaires, de l’École de médecine, de l’Institut Pasteur… Lors de l’accession à l’indépendance du pays en 1960, Antananarivo conserve son statut de capitale. Aujourd’hui, l’aire urbaine, qui concentre les principales activités économiques, culturelles et politiques, s’étend sur 18 collines et atteint 2,2 millions d’habitants. Cette ville africaine à la topographie tortueuse dispose d’un certain charme avec sa Ville Haute et sa Ville Basse, ses anciennes demeures coloniales en briques rouges, ses vieilles bicoques au toit de taule, ses voitures françaises des années 1960, ses immenses marchés. Comme toutes les capitales des Pays du Tiers Monde, Antananarivo attire son lot de misère, des déshérités de l’île et de l’Afrique tout entière… Cette ville, qui connaît certes quelques processus d’élitisation (processus de gentrification entre autres), voit de plus en plus s’installer des bidonvilles peuplés de personnes qui essayent de survivre en vendant des objets divers et variés récupérés dans les poubelles.
EREVAN (Arménie) – Mai 2018. Erevan, capitale de la République d’Arménie après avoir été celle de l’Arménie soviétique, est une ville d’un peu plus de 1,2 million d’habitants qui s’étend sur sept collines. Elle est située à l’ouest du pays, à l’extrémité orientale de la plaine de l’Ararat, au dessus des gorges de la rivière Hrazdan. La ville actuelle est en partie fondée sur l’ancienne cité urartéenne d’Ere-bouni (origine du nom « Erevan ») (VIIIe – VIe siècle av. J.-C.).
Au début du XXe siècle, Erevan n’est qu’une petite bourgade de 30 000 habitants aux portes de l’Empire russe. En 1918, elle est déclarée capitale de la nouvelle République indépendante de l’Arménie, et devient ainsi le centre de l’Arménie indépendante jusqu’en 1920. Erevan reste la capitale de l’Arménie à sa soviétisation en 1920, et conservera ce même statut en 1991 à l’indépendance du pays. L’urbaniste Alexandre Tamanian va, à partir du début de la décennie 1920, remodeler toute la ville pour la transformer en une capitale moderne : de nombreuses avenues et rues sont percées et de nouveaux quartiers sont créés.
La ville actuelle, qui s’étend sur différents niveaux allant de 865 m à 1 390 m d’altitude, porte encore, avec ses longues avenues ombragées aboutissant sur de grandes places bordées de constructions monumentales de tuf aux teintes rosées, l’empreinte visible de l’époque soviétique. La Place de la République (Hanrabedoutian Hrabarak) en est un très bel exemple (cf. photo). Centre du pouvoir politique arménien, cette place de 14 000 m2 a gardé cette solennité qu’a souhaité Tamanian en en jetant les plans en 1924. Il s’agissait d’affirmer dans le tuf rose, la force du nouveau pouvoir. Jusqu’en 1991, c’est un Lénine en bronze qui a accueilli des générations de touristes systématiquement logés dans l’hôtel Armenia (aujourd’hui Marriott Armenia Yerevan).