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SISIMIUT (Groenland) – Août 2018. Le Groenland, immense territoire peuplé de moins de 56 000 habitants, est une province autonome du royaume du Danemark. Cette île, la plus grande du monde avec près de 2,2 millions de km2, émerge entre les océans Arctique et Atlantique. Sa capitale Nuuk est l’une des plus petites capitales dans le monde avec un peu moins de 18 000 habitants seulement.
Dès les origines, on a pu observer chez les Inuit trois types d’habitat : 1/ la grande maison d’hiver, faite de tourbe et de pierre et pouvant abriter plusieurs familles ; 2/ le campement d’été sous une tente de peau, destiné à une seule famille au cours de la saison des pêches ; 3/ l’igloo (« maison ») de neige construit sur la banquise pendant les chasses. Il va sans dire que ce type d’habitation est maintenant remplacé dans les villages et les villes par des maisonnettes en bois de type scandinave bien souvent posées sur des pilotis ou disposant d’un soubassement en béton. On trouve également dans les villes des immeubles collectifs qui font parfois penser à nos HLM… Toutes ces constructions sont peintes de couleurs vives (cf. photo prise à Sisimiut, deuxième grande ville du Groenland avec 5 500 habitants ; elle est située sur la côte ouest à 40 km au nord du cercle polaire). Les tentes de peau et les igloos se font de plus en plus rares, à mesure que les motoneiges permettent aux chasseurs et aux pêcheurs de rentrer plus rapidement chez eux.
ANTANANARIVO (Madagascar) – Juin 2018. Antananarivo ou Tananarive – ce dernier nom était le nom francisé pendant la période coloniale – est la capitale de Madagascar. C’est en 1895 que les Français prennent la ville et, à l’arrivée du général Gallieni en 1896, la déclarent capitale de la nouvelle colonie française. À partir du début du XXe siècle, Tananarive se transforme : construction de nouvelles avenues, rues, places, création de nombreuses écoles primaires et élémentaires, de l’École de médecine, de l’Institut Pasteur… Lors de l’accession à l’indépendance du pays en 1960, Antananarivo conserve son statut de capitale. Aujourd’hui, l’aire urbaine, qui concentre les principales activités économiques, culturelles et politiques, s’étend sur 18 collines et atteint 2,2 millions d’habitants. Cette ville africaine à la topographie tortueuse dispose d’un certain charme avec sa Ville Haute et sa Ville Basse, ses anciennes demeures coloniales en briques rouges, ses vieilles bicoques au toit de taule, ses voitures françaises des années 1960, ses immenses marchés. Comme toutes les capitales des Pays du Tiers Monde, Antananarivo attire son lot de misère, des déshérités de l’île et de l’Afrique tout entière… Cette ville, qui connaît certes quelques processus d’élitisation (processus de gentrification entre autres), voit de plus en plus s’installer des bidonvilles peuplés de personnes qui essayent de survivre en vendant des objets divers et variés récupérés dans les poubelles.
TBILISSI (Géorgie) – Mai 2018. Admirée par Alexandre Dumas, Léon Tolstoï ou encore Alexandre Pouchkine, Tbilissi, appelée traditionnellement Tiflis, est plus que la capitale de la Géorgie, c’est indéniablement, comme le notent de nombreux guides touristiques, le joyau architectural du Caucase. Située sur les contreforts du Petit Caucase, Tbilissi est bâtie sur les bords de la Koura à l’un des carrefours les plus stratégiques de la Transcaucasie, sur les routes reliant l’Europe et l’Asie, le Nord et le Sud.
Fondée au Ve siècle de notre ère par le roi d’Ibérie Vakhtang Gorgassali, Tbilissi est une ville qui va voir sa population considérablement augmenter pendant la période soviétique : elle passe d’environ 250 000 habitants en 1920 à plus de 1,2 millions en 1989. Aujourd’hui, la ville abrite, selon l’Office national des statistiques de Géorgie, 1 113 000 habitants et couvre une superficie de 726 km2. Depuis la Révolution des Roses (novembre 2003), la capitale de la Géorgie a pris un nouveau visage, plus moderne, plus sûre, plus accueillante… et s’engage à grands pas dans la mondialisation (cf. photo). La politique d’image du nouveau régime transforme certains espaces clefs pour en faire des centres d’attraction, notamment l’avenue Roustavéli – dénommée les Champs Élysées géorgiens. C’est sur cette avenue que se concentrent les activités du pays et la majorité des attractions culturelles (musées, théâtres, cinémas, salles de concert…). L’autre quartier animé de Tbilissi se situe sur la rive gauche de la Koura (dont le centre est la Place Mardjanichvilli). Ce quartier, appelé quartier Piékhanov à l’époque soviétique, est constitué d’un ensemble de rues où dominent l’Art Nouveau et le néo-classicisme russe..
EREVAN (Arménie) – Mai 2018. Erevan, capitale de la République d’Arménie après avoir été celle de l’Arménie soviétique, est une ville d’un peu plus de 1,2 million d’habitants qui s’étend sur sept collines. Elle est située à l’ouest du pays, à l’extrémité orientale de la plaine de l’Ararat, au dessus des gorges de la rivière Hrazdan. La ville actuelle est en partie fondée sur l’ancienne cité urartéenne d’Ere-bouni (origine du nom « Erevan ») (VIIIe – VIe siècle av. J.-C.).
Au début du XXe siècle, Erevan n’est qu’une petite bourgade de 30 000 habitants aux portes de l’Empire russe. En 1918, elle est déclarée capitale de la nouvelle République indépendante de l’Arménie, et devient ainsi le centre de l’Arménie indépendante jusqu’en 1920. Erevan reste la capitale de l’Arménie à sa soviétisation en 1920, et conservera ce même statut en 1991 à l’indépendance du pays. L’urbaniste Alexandre Tamanian va, à partir du début de la décennie 1920, remodeler toute la ville pour la transformer en une capitale moderne : de nombreuses avenues et rues sont percées et de nouveaux quartiers sont créés.
La ville actuelle, qui s’étend sur différents niveaux allant de 865 m à 1 390 m d’altitude, porte encore, avec ses longues avenues ombragées aboutissant sur de grandes places bordées de constructions monumentales de tuf aux teintes rosées, l’empreinte visible de l’époque soviétique. La Place de la République (Hanrabedoutian Hrabarak) en est un très bel exemple (cf. photo). Centre du pouvoir politique arménien, cette place de 14 000 m2 a gardé cette solennité qu’a souhaité Tamanian en en jetant les plans en 1924. Il s’agissait d’affirmer dans le tuf rose, la force du nouveau pouvoir. Jusqu’en 1991, c’est un Lénine en bronze qui a accueilli des générations de touristes systématiquement logés dans l’hôtel Armenia (aujourd’hui Marriott Armenia Yerevan).
BRATISLAVA (Slovaquie) – Avril 2018. Bratislava, capitale de la République slovaque, est la deuxième grande ville de l’ex-Tchécoslovaquie. Cette grande agglomération urbaine de 425 000 habitants se situe au carrefour de l’Europe centrale : l’Autriche et la Hongrie sont à environ dix kilomètres, la République tchèque est également très proche. Traversée par le Danube, la ville s’est tout d’abord implantée sur la rive nord, et pendant la période communiste, de nombreux grands ensembles se développeront sur la rive sud du fleuve (cf. photo). Les catégories sociales aisées investiront elles les pentes du sud-ouest de la ville à l’abri du château de Bratislava dont les fondations remontent au XIIe siècle.
BUSHWICK (New York – Brooklyn) – Janvier 2018. À l’est de Williamsburg, Bushwick est le temple du Street Art new-yorkais. Ce quartier, situé dans le Borough de Brooklyn à quelques encablures du quartier gentrifié de Williamsburg, est une vraie galerie d’art à ciel ouvert. Avec l’accord des propriétaires, des graffeurs de renommée parfois internationale sont régulièrement invités à venir s’exprimer sur les murs, les bornes d’incendie, les portes de garages ou de hangars, les citernes d’eau, sur les toits et même sur les camions. Cette galerie du Street Art s’étend essentiellement sur quelques rues entre les stations de métro Jefferson Street et Morgan Avenue.
TOUR HERZOG & DE MEURON (New York – 56 Leonard Street) – Janvier 2018. Depuis une dizaine d’années, on assiste à New York à une course vers le soleil ! Le boom de l’immobilier, conjugué aux innovations techniques et architecturales, repousse en effet les limites du ciel toujours plus loin, au point de modifier radicalement la Skyline de Manhattan. Partout on construit, et, en ce début 2018, des dizaines de chantiers se sont achevés ou sont sur le point de l’être. Dans le sud de Manhattan, au sein du Financial District, la tour Herzog & De Meuron, un empilement désordonné de « boîtes à chaussures » transparentes (250 m – 57 étages – 146 appartements) – dénommée la Tour Jenga – façonne, avec le One World Trade Center (541 m), le nouveau caractère du Downtown en pleine mutation.
L’évolution architecturale n’est nulle part aussi visible que depuis Central Park. De là, les promeneurs peuvent distinguer très facilement les nouvelles tours de plus en plus fines et de plus en plus hautes (la One57 de Christian de Portzamparc ; la 432 de Rafael Vinoly). À ces édifices s’ajoutera bientôt la Steinway Tower 111 West (438 m – 80 étages – 60 appartements), une réalisation du cabinet d’architecture SHoP. Celle-ci, construite le long de l’« allée des milliardaires »  (la 57e Street), aura la particularité d’être la tour la plus mince du monde (une base de 18 m de large). L’« allée des milliardaires » n’enchante pas les New-yorkais : elle symbolise, à leurs yeux, tous les excès du marché immobilier, marché qui prospère dans une certaine opacité, et souvent grâce à des capitaux étrangers (douteux ?) venus de certains pays d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique latine.
SANTIAGO (Chili) – Décembre 2017. De la colline Santa Lucia à l’est du centre historique de Santiago, on bénéficie d’une belle vue sur l’ensemble de la ville… si le smog dû à la pollution le permet ! De là, on note les grands contrastes urbains : tours de verre, vieux immeubles, bâtiments publics du XIXe siècle, parcs… La ville de Santiago, fondée en 1541 par le conquistador Pedro Valdivia, est devenue, au cours de ces deux dernières décennies, une ville moderne, pleinement ancrée dans la mondialisation. Si les communes de Las Condes et de Providencia concentrent une grande partie des tours de la capitale chilienne, il n’en demeure pas moins qu’on en trouve de plus en plus au cœur de Santiago.
Sur les hauteurs de Santa Lucia (70 m environ) on aperçoit les gratte-ciel du quartier de Sanhattan dans la commune de Las Condes, l’une des plus riches de la capitale chilienne. C’est ici que se situe le centre des affaires financières et politiques le plus dynamique et le plus important de la ville et du pays.
HÔTEL MEZZARA (Paris – XVIe) – Novembre 2017. L’hôtel Mezzara est un hôtel particulier de style Art nouveau construit par l’architecte Hector Guimard entre 1910 et 1911. Cette belle demeure a été réalisée pour Paul Mezzara, industriel italien du textile et créateur de dentelles, qui ne l’habitera que pendant deux ans. Elle lui sert surtout de lieu d’exposition et de vente de ses tissus. En 1930, l’hôtel est vendu aux soeurs Lacascade qui le transforment en un établissement de cours privé, puis le cèdent à l’Éducation nationale en 1956. Il devient à cette date une annexe (« Foyer des lycéennes ») du Lycée Jean Zay (jusqu’en 2015). Ce chef-d’œuvre de l’Art nouveau, situé au 60 rue Jean de La Fontaine (Paris – XVIe) est exceptionnellement ouvert du 16/09/17 au 09/12/17 dans le cadre de l’exposition « Hector Guimard, précurseur du design ». Voilà une occasion de découvrir ce bâtiment méconnu de l’Art nouveau – en attente d’une destination -, qui n’est peut-être pas le plus exubérant de l’architecte, mais qui néanmoins réunit toutes les caractéristiques de son style : détails de décoration (poignées des portes, verrière zénithale ornée de vitraux, escalier avec ferronneries aux motifs floraux, mobilier de la salle à manger tout en rondeur…) et opulence de la balustrade et des balcons (cf. photo).
PUERTO DEL ROSARIO (Fuerterventura – Archipel des Canaries) – Novembre 2017. Si les Canaries sont en pleine euphorie (plus de 11 millions de touristes y ont été accueillis en 2016), il n’en demeure pas moins que cet archipel au large du Maroc a été touché par la crise après l’éclatement de la bulle spéculative immobilière espagnole de la décennie 2000. Les Canaries ont connu une grande vague de promotion immobilière au cours de la période 1980-2005 : les résidences et les hôtels s’y empilant à l’infini, dans une débauche de béton ; le long de la mer, les aménageurs construisant de vaste lotissements immobiliers. Mais la crise économique, qui touche l’ensemble des pays industrialisés au cours de la seconde moitié de la décennie 2000, a pour conséquence de faire reculer le tourisme aux Canaries. La demande touristique a franchi un seuil qui fait qu’aujourd’hui elle est inférieure à l’offre touristique en nombre de lits et d’appartements disponibles. C’est ainsi qu’en 2017 de nombreux lotissements de villas de vacances situés à proximité des plages de Fuerteventura ne sont pas terminées par manque de touristes et donc de capitaux (cf. photo). Se promener dans ces lotissements abandonnés est une expérience particulièrement désolante.
NAMUR (Belgique) – Octobre 2017. Namur, qui compte un peu plus de 111 000 habitants en 2017, est une ville francophone de Belgique, capitale de la Wallonie et chef-lieu de la province de Namur. Située au confluent de la Sambre et de la Meuse, Namur se trouve à environ 60 km au sud-est de Bruxelles. Si l’occupation de l’espace tend à se densifier de plus en plus, l’urbanisation namuroise a connu deux grandes formes, correspondant à deux périodes distinctes : la première, qui prévaut jusqu’au XIXe siècle, voit se concentrer l’espace bâti à l’intérieur des fortifications successives de la ville ; la seconde, profitant du démantèlement de la dernière enceinte, diffuse l’urbanisation de Namur le long de cinq grandes voies de communication (les chaussées de Louvain, Liège, Marche, Dinant et Charleroi). Lorsque l’on arrive dans la capitale Wallone, la citadelle, ancrée au sommet d’un imposant massif rocheux, domine fièrement la vieille ville qui se trouve à ses pieds. Le quartier ancien de Namur conserve quelques vestiges médiévaux et de beaux hôtels particuliers du XVIIe et XVIIIe siècles. On découvre également des églises, notamment l’église Saint Jean-Baptiste construite au XIIIe siècle et plusieurs fois restaurée (XVIe, XVIIe et XIXe siècles) (cf. photo).
TALLINN (Estonie) – Août 2017. Tallinn, capitale de l’Estonie, située sur la côte du Golfe de Finlande (mer Baltique), est une ville de 450 000 habitants. Sous la domination successive des Danois, des Allemands, des Suédois et des Russes, la ville a énormément souffert au cours de la Seconde Guerre mondiale. Bien qu’inten- sivement bombardée par l’aviation soviétique pendant les dernières phases de la guerre, une grande partie de la vieille ville a encore beaucoup de charme. Le centre historique a en effet relativement été peu touché : 11 % seulement du cadre bâti de la centralité urbaine médiévale a été détruit. La vieille ville de Tallinn (Vanalinn) est un joyau du Moyen Âge classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1997. Une promenade le long de ses ruelles pavées nous transporte dans le passé. La Place de l’Hôtel de ville (Raekoja plats) est le centre névralgique de Tallinn depuis que s’y établirent les premiers marchés au XIe siècle (cf. photo).
VILNIUS (Lituanie) – Août 2017. Vilnius, anciennement Vilna, fondée par le Grand-Prince Gediminas au début du XIVe siècle, est la capitale de la Lituanie. Avec plus de 500 000 habitants, Vilnius est la ville la plus peuplée du pays (3 millions d’habitants en Lituanie en 2017). D’un point de vue architectural, le centre historique de Vilnius a eu la chance d’être épargné par les deux guerres mondiales : il dispose ainsi du plus grand ensemble baroque du Vieux continent. Vue d’en haut, la ville présente une ligne de toits hérissée de nombreuses flèches d’églises orthodoxes et catholiques. Ce qui frappe également, c’est la présence de la nature, s’infiltrant jusqu’au cœur de la ville, qui donne à cet ensemble urbain un air de village.
MOSCOU (Fédération de Russie) – Juin 2017. Moscou, avec ses 2 511 km2 et ses 12,4 millions d’habitants intra muros (15 millions dans l’aire urbaine), est la ville la plus grande d’Europe. Après sept décennies de communisme, elle est entrée depuis quelques années dans la course des Global Cities (villes globales) et s’est transformée en une géante mégalopole capitaliste. On peut voir se développer à quelques enca-blures du Kremlin un quartier des affaires (Moskva-City) dans lequel émerge la plus haute tour d’Europe (Vostok Tower s’élevant à 373 m). Ce Centre d’affaires international de Moscou, situé dans le centre ouest de Moscou, près du 3e périphérique, comprend plus d’une dizaine de tours de plus de 250 m de haut : OKO- South Tower (354 m), Mercury City Tower (339 m), Stalnaya Vershina (309 m), Tour Naberejnaïa (268 m), le Palais du Triomphe (264 m)…
HELSINKI (Finlande) – Mai 2017. L’agglomération d’Helsinki, qui n’avait qu’une dizaine de milliers d’habitants au début du XIXe siècle, en compte aujourd’hui plus de 1,1 million, soit 20 % de la population de la Finlande (5,5 millions). Comme tout le pays, Helsinki vit en harmonie avec la nature, au bord de la mer et proche de la campagne. Elle s’étale d’ailleurs sur une presqu’île entourée d’un grand nombre d’îles. La capitale de la Finlande, qui comptabilise plus de 130 nationalités, est un port marchand ouvert sur le Golfe de Finlande. Au niveau architectural, les immeubles résidentiels et les bâtiments officiels appartiennent pour la plupart à l’époque néoclassique (début XIXe siècle) ou au style romantisme national (début XXe siècle).
WEIMAR (Allemagne) – Mai 2017. Weimar, petite ville de l’ancienne RDA, est située à 285 km au sud de Berlin dans le länder de Thuringe. Weimar est un lieu hautement historique. C’est en effet dans cette ville que la constitution de la « République de Weimar » (1918-1933) a été rédigée. En outre, cette agglomération urbaine de 65 000 habitants a été le berceau d’un vaste mouvement artistique « Le Bauhaus ». L’école de design et d’architecture du Bauhaus est née sous l’impulsion de Walter Gropius à Weimar. Weimar est également l’épicentre de ce que l’on appellera au milieu du XIXe siècle le « classicisme de Weimar ». Celui-ci est un mouvement littéraire allemand de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle marqué par un quatuor d’écrivains : Christoph Martin Wieland, Johan Gottfried von Herder, Johann Wolfgang von Goethe et Friedrich von Schiller. Enfin, cette ville, insérée dans un parc de verdure, a vu passer de nombreux artistes, notamment J. S. Bach, F. Liszt, R. Wagner, V. Kandinsky, J. Arp ou encore R. Strauss et F. W. Nietzsche.
TÉHÉRAN (Iran) – Avril 2017. L’agglomération de Téhéran compte plus de 15 millions d’habitants. Téhéran, située au nord de l’Iran, au pied des monts Elbourz, est la plus grande ville du pays. Elle a vu sa population multipliée par quarante depuis qu’elle est devenue la capitale en 1786 (début de la dynastie des Qâdjâr). Cette croissance très importante de Téhéran est principalement due à l’amélioration des conditions de vie ainsi qu’à l’attraction exercée sur les habitants des provinces. Elle a connu une évolution démographique importante à partir de 1974 à la suite de la forte hausse du prix du pétrole. Téhéran accueille près de la moitié de l’activité industrielle du pays : industrie automobile, équipements électriques, armement, textiles, produits chimiques… Le bazar de Téhéran (cf. photo) joue un rôle important dans l’économie et la vie sociale de l’Iran. Au sens large du terme, le bazar est un système organisé, plutôt conservateur, groupé en corporations, qui contrôle presque les trois-quarts du commerce intérieur, que ce soient les produits agricoles ou artisanaux, et même certains produits industriels. Le bazar a des liens étroits non seulement avec le monde agricole (les producteurs) mais également avec le clergé.
LA VILLA CAVROIS (Croix – 59) – Novembre 2016. La villa Cavrois, joyau de l’architecture Moderne, est située en Flandre sur le ban de la commune de Croix (Métropole de Lille). Réalisée entre 1929 et 1932, la villa est commandée par l’industriel (textile) Paul Cavrois auprès de l’architecte Robert Mallet-Stevens pour abriter sa grande famille avec le personnel de service. Occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944, P. Cavrois réintègre la villa en 1947. Elle est habitée par la famille jusqu’en 1985. Abandonnée pendant de longues années, puis classée Monument historique en 1990, l’État qui en est devenu propriétaire en 2001, commence les travaux de restauration en 2004. Elle ouvre ses portes au public en 2015. R. Mallet-Stevens (1886-1945) est un architecte et designer de la pensée moderne proche du mouvement De Stijl.
CRACOVIE (Pologne) – Mai 2016. L’agglomération de Cracovie (Kraków) est, avec ses presque 1,5 millions d’habitants, la seconde grande métropole de Pologne. Située au bord de la Vistule à 300 km au sud de Varsovie, Cracovie est considérée comme le véritable centre historique de la Pologne, avec notamment son passé vieux de 1 000 ans. Elle est le centre culturel et scientifique du pays avec une des plus anciennes universités d’Europe centrale, l’Université Jagellonne datant de 1364 – implantée par Casimir le Grand. Fait rare en Pologne, Cracovie dispose d’une véritable vieille ville, non reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Au cœur de la ville historique, nous trouvons entre autres la place du Marché (Rynek Glówny) avec en son centre la halle aux draps (Sukiennice) de style Renaissance et sur un des côtés la basilique Notre-Dame-Sainte-Marie. La plus haute tour de cet édifice religieux culmine à 82 m et se distingue par un remarquable chapiteau de 16 petits clochetons.
LA VALETTE (Malte) – Novembre 2015. La Valette (Valletta), capitale maltaise, est une « cité bâtie par des gentilshommes pour des gentilshommes. » Ce fut en effet, pendant plus de deux siècles (de 1571 à 1798), la capitale de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de Rhodes. À la Valette siègent le couvent et les organes essentiels de l’Ordre. Les chevaliers et les prêtres s’y installent. La nouvelle ville se couvre alors d’églises et de palais de style baroque. Rien n’est alors trop beau. Parmi ces somptueux monuments, le palais des Grands-Maîtres ou encore l’auberge de Castille, de León et du Portugal (cf. photographie de la façade). Cette auberge, édifiée en 1574, fut presque entièrement reconstruite en 1744, sous le règne du Grand Maître Pinto de Fonseca. Son buste et ses armoiries figurent sur le mur de façade au dessus de la majestueuse porte. L’auberge de Castille abrite aujourd’hui les bureaux du Premier ministre.
Les trulliALBEROBELLO (Les Pouilles – Italie du sud) – octobre 2015. Fondée au XVe siècle par la famille des Acquaviva, cette bourgade a été rendue célèbre pour son quartier appelé la zona monumentale dei trulli, où les trulli en question s’étagent à flanc de coteau et forment un véritable village. Ce quartier est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le trullo (pluriel trulli) représente une forme caractéristique de construction rurale de la région du sud-est de l’Italie (la valle d’Itria dans les Pouilles) située entre Alberobello, Locorotondo, Cisternino et Martina Franca. Il s’agit, selon le cas, d’un habitat temporaire (dans les champs) ou d’un habitat permanent pour les petits paysans et les ouvriers agricoles. Leur âge d’or se situe au XIXe siècle, période qui vit le morcellement des grandes propriétés en petites parcelles et l’extension de la viticulture. Il trullo désigne un bâtiment construit avec des pierres sèches (parietoni) dans lequel une voûte clavée est employée pour servir de couverture. Dans la campagne, les trulli étaient construits seuls ou par grappes de cinq, voire jusqu’à une douzaine de dômes dans les cas les plus développés, sans cependant héberger plus d’une famille.
VIENTIANE (Laos) – Août 2015. On perçoit dans la capitale du Laos une atmosphère paisible qui tranche avec la frénésie des autres capitales du sud-est asiatique (Hanoï, Kuala Lumpur, Singapour…). Et pourtant, Vientiane se transforme progres-sivement depuis quelques années et commence à ressembler, par petites touches certes (les quartiers du centre ville), aux villes mondialisées. Mais le développement et l’amé-nagement urbain ne riment pas forcément avec charme et embellissement : embouteillages, stationnement des voitures sur les trottoirs, enchevêtrement de câbles…
FALLINGWATER (LA MAISON SUR LA CASCADE) (Pennsylvannie – USA) – Avril 2015. Dessinée par l’architecte américain Frank Lloyd Wright, cette grande maison a été construite en partie au dessus d’une cascade de la rivière Bear Run entre 1935 et 1939 pour l’homme d’affaire Edgar J. Kaufmann. Elle est devenue au fil du temps une véritable icône mondiale de l’architecture organique, mouvement qui vise à intégrer les bâtiments, les maisons… au sein du milieu “naturel” : chaque construction doit faire partie intégrante du paysage. D’une façon générale, l’architecture organique est considérée comme un contrepoint à l’archi-tecture rationnelle avancée par le mouvement moderne et le style international originaires d’Europe. À côté de Frank Lloyd Wright, Hector Guimard, Antoni Gaudi, Louis Sullivan, Rudolf Steiner, Friedensreich Hundertwasser, Bruno Zevi sont les principaux représentants de l’architecture organique. En France, Edmond Lay (Grand prix national de l’architecture en 1984) s’est attaché à proposer une architecture empreinte de cette philosophie.
SKYLINE DU QUARTIER MIDTOWN (New-York) – Avril 2015. Les tours sont de plus en plus hautes, dominent Big Apple, et font de l’ombre à Central Park… On peut voir au centre la tour “432” en construction : dessinée par l’architecte Rafael Vinoly, elle atteint 425 mètres de hauteur. Avec ses 23 mètres de côté, il s’agira de la tour résidentielle la plus haute et la plus fine. Les avancées techno-logiques permettent désormais de construire de telles tours : la “432” présente tous les 12 étages une rupture de 2 étages, sans fenêtre (en orange sur la photographie), afin de faire circuler l’air, faute de quoi elle « casserait ». La “432” n’est pas la première tour à s’élever très haut dans les airs le long de Central Park ; l’architecte français Christian de Portzampac a en effet réalisé, entre 2009 et 2014, la “One57”. Avec ses 75 étages, cette tour de 275 mètres (306 mètres avec l’antenne) accueille un hôtel et 92 appartements.
Malgré les prouesses techniques, toutes ces tours et futures tours – d’autres projets sont à l’étude, notamment la “Nordstrom” (540 mètres) sur la 57e rue – alimentent les controverses et ne sont pas forcément les bienvenues : les riverains, les défenseurs de l’environnement – l’écrivain et journaliste Warren Saint John entre autres -, les promeneurs et les amoureux de Central Park commencent en effet à s’inquiéter de l’ombre portée sur le parc par les nouvelles tours toujours plus hautes ; on se pose même la question de savoir si Central Park ne risque pas devenir avec toutes ces tours construites sur son flanc sud “Central Dark”.
WALVIS BAY (Namibie) – Décembre 2014. Walvis Bay est un grand port de commerce situé sur la façade atlantique de la Namibie. Cette ville industrielle tranquille de 55 000 habitants commence à peine à s’ouvrir au tourisme. Walvis Bay tente de concurrencer la cité balnéaire de Swakopmund fondée par les colons allemands à la fin du XIXe siècle située à 30 kilomètres. Tracée selon un plan orthogonal (faisant penser à un “Malibu africain”), cette ville que le gouvernement Sud-Africain n’a cédé à la Namibie indépendante (depuis 1990) qu’en 1994, connaît un débordement de ces limites historiques. C’est ainsi que tout le long de la côte atlantique, en direction de Swakopmund (vers le nord), on découvre des lotissements constitués de centaine et de centaine de petits pavillons, collés les uns aux autres. Les villes de l’Afrique australe connaissent ainsi, tout comme les villes d’Europe, d’Amérique et d’Asie, un développement des zones périurbaines. Dans le cas de la Namibie, il ne serait pas étonnant de voir un jour la ville de Walvis Bay rejoindre celle de Swakopmund…