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TÉHÉRAN (Iran) – Avril 2017. L’agglomération de Téhéran compte plus de 15 millions d’habitants. Téhéran, située au nord de l’Iran, au pied des monts Elbourz, est la plus grande ville du pays. Elle a vu sa population multipliée par quarante depuis qu’elle est devenue la capitale en 1786 (début de la dynastie des Qâdjâr). Cette croissance très importante de Téhéran est principalement due à l’amélioration des conditions de vie ainsi qu’à l’attraction exercée sur les habitants des provinces. Elle a connu une évolution démographique importante à partir de 1974 à la suite de la forte hausse du prix du pétrole. Téhéran accueille près de la moitié de l’activité industrielle du pays : industrie automobile, équipements électriques, armement, textiles, produits chimiques… Le bazar de Téhéran (cf. photo) joue un rôle important dans l’économie et la vie sociale de l’Iran. Au sens large du terme, le bazar est un système organisé, plutôt conservateur, groupé en corporations, qui contrôle presque les trois-quarts du commerce intérieur, que ce soient les produits agricoles ou artisanaux, et même certains produits industriels. Le bazar a des liens étroits non seulement avec le monde agricole (les producteurs) mais également avec le clergé.
LA VILLA CAVROIS (Croix – 59) – Novembre 2016. La villa Cavrois, joyau de l’architecture Moderne, est située en Flandre sur le ban de la commune de Croix (Métropole de Lille). Réalisée entre 1929 et 1932, la villa est commandée par l’industriel (textile) Paul Cavrois auprès de l’architecte Robert Mallet-Stevens pour abriter sa grande famille avec le personnel de service. Occupée par les troupes allemandes de 1940 à 1944, P. Cavrois réintègre la villa en 1947. Elle est habitée par la famille jusqu’en 1985. Abandonnée pendant de longues années, puis classée Monument historique en 1990, l’État qui en est devenu propriétaire en 2001, commence les travaux de restauration en 2004. Elle ouvre ses portes au public en 2015. R. Mallet-Stevens (1886-1945) est un architecte et designer de la pensée moderne proche du mouvement De Stijl.
CRACOVIE (Pologne) – Mai 2016. L’agglomération de Cracovie (Kraków) est, avec ses presque 1,5 millions d’habitants, la seconde grande métropole de Pologne. Située au bord de la Vistule à 300 km au sud de Varsovie, Cracovie est considérée comme le véritable centre historique de la Pologne, avec notamment son passé vieux de 1 000 ans. Elle est le centre culturel et scientifique du pays avec une des plus anciennes universités d’Europe centrale, l’Université Jagellonne datant de 1364 – implantée par Casimir le Grand. Fait rare en Pologne, Cracovie dispose d’une véritable vieille ville, non reconstruite après la Seconde Guerre mondiale. Au cœur de la ville historique, nous trouvons entre autres la place du Marché (Rynek Glówny) avec en son centre la halle aux draps (Sukiennice) de style Renaissance et sur un des côtés la basilique Notre-Dame-Sainte-Marie. La plus haute tour de cet édifice religieux culmine à 82 m et se distingue par un remarquable chapiteau de 16 petits clochetons.
LA VALETTE (Malte) – Novembre 2015. La Valette (Valletta), capitale maltaise, est une « cité bâtie par des gentilshommes pour des gentilshommes. » Ce fut en effet, pendant plus de deux siècles (de 1571 à 1798), la capitale de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de Rhodes. À la Valette siègent le couvent et les organes essentiels de l’Ordre. Les chevaliers et les prêtres s’y installent. La nouvelle ville se couvre alors d’églises et de palais de style baroque. Rien n’est alors trop beau. Parmi ces somptueux monuments, le palais des Grands-Maîtres ou encore l’auberge de Castille, de León et du Portugal (cf. photographie de la façade). Cette auberge, édifiée en 1574, fut presque entièrement reconstruite en 1744, sous le règne du Grand Maître Pinto de Fonseca. Son buste et ses armoiries figurent sur le mur de façade au dessus de la majestueuse porte. L’auberge de Castille abrite aujourd’hui les bureaux du Premier ministre.
Les trulliALBEROBELLO (Les Pouilles – Italie du sud) – octobre 2015. Fondée au XVe siècle par la famille des Acquaviva, cette bourgade a été rendue célèbre pour son quartier appelé la zona monumentale dei trulli, où les trulli en question s’étagent à flanc de coteau et forment un véritable village. Ce quartier est classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Le trullo (pluriel trulli) représente une forme caractéristique de construction rurale de la région du sud-est de l’Italie (la valle d’Itria dans les Pouilles) située entre Alberobello, Locorotondo, Cisternino et Martina Franca. Il s’agit, selon le cas, d’un habitat temporaire (dans les champs) ou d’un habitat permanent pour les petits paysans et les ouvriers agricoles. Leur âge d’or se situe au XIXe siècle, période qui vit le morcellement des grandes propriétés en petites parcelles et l’extension de la viticulture. Il trullo désigne un bâtiment construit avec des pierres sèches (parietoni) dans lequel une voûte clavée est employée pour servir de couverture. Dans la campagne, les trulli étaient construits seuls ou par grappes de cinq, voire jusqu’à une douzaine de dômes dans les cas les plus développés, sans cependant héberger plus d’une famille.
VIENTIANE (Laos) – Août 2015. On perçoit dans la capitale du Laos une atmosphère paisible qui tranche avec la frénésie des autres capitales du sud-est asiatique (Hanoï, Kuala Lumpur, Singapour…). Et pourtant, Vientiane se transforme progres-sivement depuis quelques années et commence à ressembler, par petites touches certes (les quartiers du centre ville), aux villes mondialisées. Mais le développement et l’amé-nagement urbain ne riment pas forcément avec charme et embellissement : embouteillages, stationnement des voitures sur les trottoirs, enchevêtrement de câbles…
FALLINGWATER (LA MAISON SUR LA CASCADE) (Pennsylvannie – USA) – Avril 2015. Dessinée par l’architecte américain Frank Lloyd Wright, cette grande maison a été construite en partie au dessus d’une cascade de la rivière Bear Run entre 1935 et 1939 pour l’homme d’affaire Edgar J. Kaufmann. Elle est devenue au fil du temps une véritable icône mondiale de l’architecture organique, mouvement qui vise à intégrer les bâtiments, les maisons… au sein du milieu « naturel » : chaque construction doit faire partie intégrante du paysage. D’une façon générale, l’architecture organique est considérée comme un contrepoint à l’archi-tecture rationnelle avancée par le mouvement moderne et le style international originaires d’Europe. À côté de Frank Lloyd Wright, Hector Guimard, Antoni Gaudi, Louis Sullivan, Rudolf Steiner, Friedensreich Hundertwasser, Bruno Zevi sont les principaux représentants de l’architecture organique. En France, Edmond Lay (Grand prix national de l’architecture en 1984) s’est attaché à proposer une architecture empreinte de cette philosophie.
SKYLINE DU QUARTIER MIDTOWN (New-York) – Avril 2015. Les tours sont de plus en plus hautes, dominent Big Apple, et font de l’ombre à Central Park… On peut voir au centre la tour « 432 » en construction : dessinée par l’architecte Rafael Vinoly, elle atteint 425 mètres de hauteur. Avec ses 23 mètres de côté, il s’agira de la tour résidentielle la plus haute et la plus fine. Les avancées techno-logiques permettent désormais de construire de telles tours : la « 432 » présente tous les 12 étages une rupture de 2 étages, sans fenêtre (en orange sur la photographie), afin de faire circuler l’air, faute de quoi elle « casserait ». La « 432 » n’est pas la première tour à s’élever très haut dans les airs le long de Central Park ; l’architecte français Christian de Portzampac a en effet réalisé, entre 2009 et 2014, la « One57 ». Avec ses 75 étages, cette tour de 275 mètres (306 mètres avec l’antenne) accueille un hôtel et 92 appartements.
Malgré les prouesses techniques, toutes ces tours et futures tours – d’autres projets sont à l’étude, notamment la « Nordstrom » (540 mètres) sur la 57e rue – alimentent les controverses et ne sont pas forcément les bienvenues : les riverains, les défenseurs de l’environnement – l’écrivain et journaliste Warren Saint John entre autres -, les promeneurs et les amoureux de Central Park commencent en effet à s’inquiéter de l’ombre portée sur le parc par les nouvelles tours toujours plus hautes ; on se pose même la question de savoir si Central Park ne risque pas devenir avec toutes ces tours construites sur son flanc sud « Central Dark ».
WALVIS BAY (Namibie) – Décembre 2014. Walvis Bay est un grand port de commerce situé sur la façade atlantique de la Namibie. Cette ville industrielle tranquille de 55 000 habitants commence à peine à s’ouvrir au tourisme. Walvis Bay tente de concurrencer la cité balnéaire de Swakopmund fondée par les colons allemands à la fin du XIXe siècle située à 30 kilomètres. Tracée selon un plan orthogonal (faisant penser à un « Malibu africain »), cette ville que le gouvernement Sud-Africain n’a cédé à la Namibie indépendante (depuis 1990) qu’en 1994, connaît un débordement de ces limites historiques. C’est ainsi que tout le long de la côte atlantique, en direction de Swakopmund (vers le nord), on découvre des lotissements constitués de centaine et de centaine de petits pavillons, collés les uns aux autres. Les villes de l’Afrique australe connaissent ainsi, tout comme les villes d’Europe, d’Amérique et d’Asie, un développement des zones périurbaines. Dans le cas de la Namibie, il ne serait pas étonnant de voir un jour la ville de Walvis Bay rejoindre celle de Swakopmund…