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NAPLES  (Floride – USA) – Octobre 2019. La ville de Naples, créée en 1887 par un riche éditeur d’origine allemande, Walter Haldeman, est devenue au fur et à mesure du temps un lieu de villégiature très prisé par les grandes fortunes américaines. Située au nord des Everglades, cette station balnéaire de 22 000 habitants compte en effet un nombre important de millionnaires à la retraite. On pourrait dire que Naples est une vaste senior city de luxe… Il suffit de se promener sur l’artère principale de la ville – la 5th avenue – pour s’en rendre compte : les nombreux retraités bronzés, gominés et apprêtés s’y font admirer à bord de leurs décapotables de marque. On constate également l’opulence omniprésente lorsque l’on se promène dans le Old Naples le long de la 3rd avenue. Ici, s’étalent au milieu de vaste jardins manucurés de gigantesques villas de différents styles : le palais vénitien côtoie la maison coloniale bardée de bois (cf. photo), la demeure de style néo-gothique fréquente le pavillon à l’architecture organique ou la maison de style géorgien.
BOSTON  (Massachusetts – USA) – Septembre 2019. Boston est l’une des plus anciennes villes des États-Unis. Fondée en 1630 par des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses de leur pays, elle se développe dès le XVIIe siècle : Harvard University est notamment fondée en 1636. Cette ville qui compte 15 000 habitants en 1750 jouera un rôle important au début de la Guerre d’indépendance américaine et sera le témoin d’évènements marquants, tels que le « massacre de Boston » (1770) et la « Boston Tea Party » (1773).
Boston est aujourd’hui une ville de 673 000 habitants – la zone métropolitaine bostonienne en compte plus de 4,6 millions –, ce qui en fait la dixième ville des États-Unis. Elle constitue le nord de la mégalopole du Nord-Est américain, communément dénommée BosWash, qui s’étend de Boston à Washington en passant par New York et Philadelphie.
Boston possède quelques quartiers résidentiels très recherchés par les catégories sociales aisées, notamment celui de Beacon Hill situé autour de la Massachusetts State House. Ce quartier est constitué de maisons victoriennes et de cottages en briques rouges aux jardinets bien entretenus. Coincé entre Pinckney Street et Mount Vernon Street, Louisburg Square, une place très british flanquée de façades néo-classiques et dotée d’un jardin central, en est le cœur verdoyant (cf. photo).
BUSAN  (Corée du Sud) – Août 2019. Officiellement orthographiée Busan, mais historiquement connue sous le nom de « Pusan », cette métropole de plus de 3,7 millions d’habitants est la deuxième plus grande ville de Corée du Sud après Séoul. Rappelons que pendant la guerre de Corée (1950-1953), Busan et son « périmètre » devinrent les seuls espaces non colonisés ou détruits par les Nord-Coréens. Cette ville est ainsi devenue la colonne vertébrale à partir de laquelle la Corée du Sud commença à se redresser sous l’égide des Nations unies. En quelques années, elle est devenue avec son important port – le plus grand du pays – le centre économique du sud-est de la Corée du Sud.
Cette ville dynamique renferme de nombreux quartiers pittoresques, à l’instar de celui de Gamcheon à l’ouest de Busan (cf. photo). Le village de Gamcheon est un ancien bidonville construit à flanc de montagne pendant la guerre de Corée pour accueillir les réfugiés. Sous l’impulsion d’artistes et de résidents locaux, il a été réhabilité à la fin des années 2000. Depuis, ce quartier est entre autres devenu un centre d’activités artistiques et un lieu incontournable pour les touristes qui viennent admirer les maisons repeintes dans des tons pastels, photographier les grandes fresques murales et visiter les galeries d’art.
SÉOUL  (Corée du Sud) – Août 2019. Séoul, cette ville de 11 millions d’habitants (plus de 25,6 millions dans son aire urbaine) n’est pas uniquement la capitale politique, économique et culturelle de la Corée du Sud, elle est devenue la quatrième mégapole la plus peuplée au monde après Tokyo, Jakarta et Delhi, et juste devant Mumbai. L’aire urbaine de Séoul est par ailleurs le lieu de résidence de la moitié de la population sud-coréenne.
À partir du milieu des années 1950, avec l’aide des États-Unis, Séoul s’est considérablement transformée, devenant le cadre d’une vaste reconstruction et d’une importante modernisation. Les tours de bureaux et les grands ensembles d’appartements – de style fonctionnaliste – se répandent alors un peu partout dans la ville au cours du boom économique des années 1980-1990 (cf. photo prise des hauteurs de la Lotte Tower). Conséquence de cette frénésie urbanistique, Séoul est aujourd’hui une des métropoles les plus denses et les plus polluées au monde.
LE CHÂTEAU DE CHANTILLY  (Domaine de Chantilly – Oise) – Juillet 2019. Le Domaine de Chantilly (Château, Parc et Grandes Écuries), situé sur la commune de Chantilly, est l’œuvre de différents propriétaires : Anne de Montmorency (XVIe siècle), les Bourbon-Condé dont le Grand Condé, cousin de Louis XIV (XVIIe siècle) et Henri d’Orléans, duc d’Aumale (XIXe siècle).
À l’exception du « Petit Château », construit au XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle – sur des plans de l’architecte Honoré Daumet – à la demande de l’avant dernier fils de Louis-Philippe 1er, Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897). Commencée sous la Monarchie de Juillet, la réédification sera exécutée essentiellement de 1876 à 1882. Pendant les 25 ans où le duc d’Aumale résidera au Château, il n’aura de cesse d’embellir et de restaurer Chantilly. Actuellement, on peut admirer outre les Grands Appartements des princes de Condé et les appartements privés du duc et de la duchesse d’Aumale une galerie de peintures constituée de 550 œuvres allant de Raphaël, Sandro Botticelli à Nicolas Poussin en passant par Jean-Auguste-Dominique Ingres, Nicolas de Largillierre ou encore Élisabeth Vigée Lebrun. Mais ce qui a de plus inestimable, c’est certainement le précieux Cabinet des livres comprenant 19 000 ouvrages sur les 60 000 – dont 700 incunables – que compte la collection de Chantilly. Le duc d’Aumale légua l’ensemble à l’Institut de France, sous le nom de « musée Condé ».
THE VESSEL (Hudson Yards – New York) – Juin 2019. Longtemps déserté, le quartier de Hudson Yards se dévoile progressivement aux New-Yorkais et aux touristes… Ici, pas de record de hauteur :  les tours résidentielles et de bureaux dépasseront tout juste les 300 mètres de haut – ce qui fait déjà une hauteur très importante au regard des standards européens ! Ce nouveau complexe, situé à proximité de l’Hudson River et de la High Line, est certainement le plus ambitieux et le plus grand projet immobilier privé jamais réalisé aux États-Unis. Par ailleurs, cet ensemble, composé d’un vaste centre commercial, d’un hôtel, d’une salle de spectacle, de bureaux, de logements, de restaurants…, renferme de nombreuses innovations urbanistiques et technologiques : il dispose entre autres de son propre procédé de traitement des déchets, de sa station électrique anti-coupure de courant et d’un système de protection des équipements sensibles face aux éventuelles catastrophes naturelles (montée des eaux…).
The Vessel (le vaisseau) (cf. photo) est sans doute la pièce maîtresse de ce quartier posé au dessus du garage des trains du Long Island Railroad. The Vessel est une structure évasée de 15 étages placée au centre de l’espace public. Signé de l’artiste et designer anglais Thomas Heatherwick, cet édifice, qui ressemble à un nid d’abeilles, dispose de 154 escaliers interconnectés, 80 plateformes et de 2 500 marches. En 2017, lors de la présentation du projet, le New York Times l’avait qualifié d’« escalier menant nulle part »…

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