Galerie photos

 

THE VESSEL (Hudson Yards – New York) – Juin 2019. Longtemps déserté, le quartier de Hudson Yards se dévoile progressivement aux New-Yorkais et aux touristes… Ici, pas de record de hauteur :  les tours résidentielles et de bureaux dépasseront tout juste les 300 mètres de haut – ce qui fait déjà une hauteur très importante au regard des standards européens ! Ce nouveau complexe, situé à proximité de l’Hudson River et de la High Line, est certainement le plus ambitieux et le plus grand projet immobilier privé jamais réalisé aux États-Unis. Par ailleurs, cet ensemble, composé d’un vaste centre commercial, d’un hôtel, d’une salle de spectacle, de bureaux, de logements, de restaurants…, renferme de nombreuses innovations urbanistiques et technologiques : il dispose entre autres de son propre procédé de traitement des déchets, de sa station électrique anti-coupure de courant et d’un système de protection des équipements sensibles face aux éventuelles catastrophes naturelles (montée des eaux…).
The Vessel (le vaisseau) (cf. photo) est sans doute la pièce maîtresse de ce quartier posé au dessus du garage des trains du Long Island Railroad. The Vessel est une structure évasée de 15 étages placée au centre de l’espace public. Signé de l’artiste et designer anglais Thomas Heatherwick, cet édifice, qui ressemble à un nid d’abeilles, dispose de 154 escaliers interconnectés, 80 plateformes et de 2 500 marches. En 2017, lors de la présentation du projet, le New York Times l’avait qualifié d’« escalier menant nulle part »…
MINSK (Biélorussie) – Juin 2019. Située au centre de la Biélorussie, Minsk, sous domination soviétique pendant de longues années, est devenue progressivement au cours des trois dernières décennies une métropole moderne de plus de 2 millions d’habitants. Capitale de la République Bélarus, cette ville à la croisée de l’Orient et de l’Occident a été plusieurs fois envahie, détruite et brûlée. Fortement endommagée – à plus de 90 % – par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, Minsk a été rapidement reconstruite après la guerre. La plupart des monuments de la ville ont été détruits, et la reconstruction des années 1950 a laissé place à de vastes esplanades, de larges avenues et des immeubles bâtis dans le style du « Réalisme socialiste » (cf. photo de la place de la Victoire). Le centre de Minsk – le long de la perspective Niezalieznasci et de la rue Lienina entre autres – est certainement l’exemple le plus éclatant de l’architecture stalinienne au sein de l’espace post-soviétique.
FUNCHAL (Île de Madère – Portugal) – Avril 2019. Funchal, qui vient du mot portugais funcho signifiant fenouil, est une ville portugaise de la côte sud de l’île de Madère (à 800 km au large du Maroc). D’origine volcanique, cette île, d’une superficie de 750 km2, a la particularité d’être très verdoyante ; elle est d’ailleurs souvent dénommée l’« île aux fleurs ». Comptant près de 120 000 habitants, Funchal est le chef-lieu de la Région autonome de Madère, région qui regroupe les autres petites îles de l’archipel. Funchal est fondée en 1421, et est élevée au rang de ville en 1508 par le roi portugais Manuel 1er. En raison de sa position stratégique, le port de la ville de Funchal a été bombardé par la marine de guerre allemande en décembre 1916. Accrochée aux pentes des collines environnantes, cette ville est entre autres connue pour son port, sa cathédrale construite en 1514, et son hôtel de ville avec sa tour panoramique datant du XVIIIe siècle (cf. premier plan sur la photo).
PRAIA (CAP-VERT) – Avril 2019. La ville de Praia est la capitale de l’État du Cap-Vert (Cabo Verde en portugais). Située sur l’île de Santiago – la plus grande des neuf îles habitées de l’archipel –, Praia compte plus de 125 000 habitants sur les 540 000 que regroupe l’archipel. Au large des côtes du Sénégal (640 km), le Cap-Vert était inhabité avant l’arrivée des explorateurs portugais en 1456. Première colonie européenne dans les tropiques, elle sert de tête de pont à la traite des esclaves et au commerce triangulaire. En 1858, Praia acquiert officiellement et définitivement le statut de capitale du Cap-Vert et concentre les pouvoirs politique, religieux et économique. Sous domination portugaise, le Cap-Vert accède à l’indépendance en 1975. Avec l’indépendance, Praia connaît alors une explosion démographique, et en trente ans sa population va quadrupler. De nombreux habitants de toutes les îles y émigrent, et aujourd’hui la capitale accueille près d’un quart de la population du Cap-Vert. Cette population s’installe sur les pentes des collines (cf. photo), situées tout autour du quartier historique du « Plateau ».
DAKAR (Sénégal) – Avril 2019. Dakar, qui compte un peu plus d’un million d’habitants, est la capitale de la République du Sénégal. À partir des années 1970, sous la double action de l’exode rural et de l’accroissement naturel, la région dakaroise s’est considérablement développée : on estime aujourd’hui que l’agglomération de Dakar s’élève à plus de 3,6 millions d’habitants. Sa situation à l’extrémité occidentale de l’Afrique, sur l’étroite presqu’île du Cap-Vert, a, sans aucun doute, favorisé l’installation des premiers colons, colons qui d’emblée en tirent profit pour développer les échanges commerciaux, y compris hélas, la traite négrière atlantique. C’est avec les Français, à partir de la fin de la décennie 1850, que la ville se développe sur le « Plateau ». La ville grandit, absorbe bientôt industries et commerces de la ville de Rufisque, pour finalement supplanter Saint-Louis en 1902 au rang de capitale de l’Afrique-Occidentale française (AOF). Les empreintes urbanistique et architecturale françaises sont encore bien visibles sur le « Plateau » non loin de la Place de l’Indépendance – Place Protet du temps de la période coloniale – (cf. photo), avec notamment le Palais présidentiel, l’Hôtel de ville, la Gare ferroviaire ou encore le marché Kermel.
ART DECO DISTRICT (Miami Beach – Floride) – Février 2019. Miami, Miami Beach… deux entités urbaines distinctes, deux maires : d’un côté Miami Beach, joueuse, noctambule et bling bling, de l’autre, la Miami studieuse, innovatrice et artiste. Toutes deux regroupées sous un seul et même vocable « Miami ». Ces deux entités font partie du Grand Miami, une aire urbaine de plus de 6,1 millions d’habitants. Le nom de « Miami » vient d’un mot indien signifiant « eau douce ». Miami Beach, qui compte près de 100 000 habitants, est située sur une langue de terre jadis marécageuse et inhospitalière. Occupée en permanence à partir de la fin du XIXe siècle, Miami fut, à la suite d’un terrible ouragan, en grande partie détruite en 1926, faisant des milliers de sans –abri. La ville a été reconstruite à la fin des années 1920 dans un style très en vogue. Un des architectes les plus prolifiques de cette époque est sans conteste Henry Hohauser. Le style Art Deco – appellation qui lui est attribuée en 1968 – comporte plusieurs sous-ensembles stylistiques : Mediterranean Revival, Zig-Zag Moderne, Streamline et Depression Moderne. Le style de Miami Beach est plus simple, plus dépouillé que le style européen. Délaissé et délabré, le quartier était menacé de démolition dans les années 1970, mais plusieurs promoteurs se regroupèrent en 1976 pour réhabiliter le quartier au sein de la Miami Design Preservation League. Aujourd’hui, l’ensemble des immeubles d’habitation et des hôtels Art Deco d’Ocean Drive (cf. photo), de Collins et Washington Avenues ont retrouvé leur lustre d’antan.
WYNWOOD ART DISTRICT (Miami – Floride) – Février 2019. Situé juste en face de la baie de Miami Beach, le quartier de Wynwood – composé autrefois d’entrepôts – connaît depuis une quinzaine d’année un processus de gentrification : artistes et galeries d’art s’installent progressivement – on a compté à une certaine époque jusqu’à 70 galeries. Dans ce nouvel espace urbain en pleine restructuration, les lieux de rencontre ou expérimentaux, les espaces de projets, les food-courts, les bars et les restos se développent.
Mais ce quartier « branché » de Miami est surtout connu pour ses nombreuses peintures murales colorées. Les grands noms du Street Art y ont pignon sur rue (Eduardo Kobra, Evoca Uno entre autres). Autour de la NW 2nd Avenue et des 25th et 26th Streets, on trouve Wynwood Walls, un espace clos à ciel ouvert, couvert de magnifiques fresques murales. Wynwood Art District est fréquenté, surtout pendant les week-ends, par une jeunesse recherchant les boutiques de mode et les bistrots tendance, et par une foule de touristes venus du monde entier.

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